La planète nourrit le capital

Démographie :

     L’homo-sapiens a concurrencé Neandertal il y a 50.000 ans et depuis on estime que 100 milliards d’humains ont vécu sur terre avant l’année 1800, année où la terre atteint son premier milliard d’humains vivants. Le poids écologique moyen avant cette année a été de 0,2 milliard d’humains par siècle, passant à 3 milliards pour le 19-20éme siècle, il dépassera 7 milliards après 2000. Le tableau suivant montre que la terre devra faire vivre 100 milliards d’humains en 10 siècles, autant qu’en 500 siècles mais avec un impact énergétique pour l’instant 5 fois plus important qu’en 1800 (de 305Mtep à 9242Mtep pour 6 milliards d’humains). Les dégâts écologiques qui s’accélèrent ont été causés par la partie bleu ciel du graphique, laisserons-nous assez de catastrophes aux générations qui suivent en bleu foncé (et peut-être rouge).

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     Seuls les pays développés (25% des humains) ont consommé cette énergie soit 20 fois plus qu’au 19éme siècle, or la Chine et l’Inde (nos producteurs / pollueurs) veulent rejoindre ce niveau de vie, ce qui est normal, mais doublera les émissions de CO2 cause du réchauffement climatique et fera monter le niveau des océans au-delà d’un mètre après 2100

     Les différentes COPxx ne reconsidèrent pas notre mode de vie et ne proposent aucun ralentissement de notre production/consommation, mais une accélération via des technologies énergétiques soit-disant écologiques sans analyser les besoins et stocks pour peut-être 10 milliards d’humains et des siècles futurs, or la demande en matières premières minérale grossit sur cette terre surpeuplée, la faune disparaît par réduction de son habitat, par déforestation au profit de villes, cultures, d’industries polluantes. Le modèle économique néolibéral fait de la copropriété «Terre» un terrain de compétitivité où les pays font une course aux matières premières qui crée des tensions entre eux, on s’enferme derrière des frontières, on érige des murs, des régions réclament l’indépendance, les individus deviennent égoïstes, et on vit les uns contre les autres alors que nous devrions tous collaborer à la sauvegarde de la copropriété «Terre» car c’est notre seul cadre de vie et celui de nos enfants à des années lumières. La disparition des insectes est le premier maillon de la chaîne qui permet la vie des nombreuses espèces plus importantes, or pour des raisons de compétitions et une pression des lobbies les gouvernements ne veulent pas remettre en cause le mode d’agriculture intensive.

     Cette économie profondément inégalitaire, crée des exclus par dizaines de millions, et des migrants victimes de misère, guerres, famines ou catastrophes écologiques (ex. IRMA, incendies) qui fuient une mort assurée. Deux catégories de gens sautent les frontières, les pauvres pour fuir un enfer, et les riches pour vivre dans un paradis. La finance mondialisée est un pays à elle seule avec les banques comme postes frontières qui taxent les pays et les citoyens par tous les moyens (subprimes). Les politiciens ne dominent plus rien, soit ils appartiennent au 1% le plus riche, soit au nom d‘une idéologie économique, font vivre des restrictions qui sont la cause de nos problèmes et des tensions dans une planète en ébullition où le budget militaire monde pèse 2,2% du PIB mondial (soit 1.686 M$ et 267 M$ contre la pauvreté), on nous dit, il n’y a pas d’argent,… faut voir.

Economie :

     Voici une estimation de la masse d’argent du monde in-chiffrable à 1 KM$ (mille milliards) près.

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    Le PIB de 77.328 M$ (milliards de dollars) pour le monde en 2016 mesure l’économie, en fait c’est le résultat d’une masse salariale de 6.444 M$ (économie réelle) circulant 12 mois, quand la masse dette mondiale se situe à 226.000 M$ en 2016, argent créé par les banques qui devrait circuler dans l’économie réelle mais se retrouve financiarisé (titrisation, spéculation, intérêts), dette liée au privé pour les 2/3, et surtout aux entreprises (124% du PIB en France et 90% le public) qui rachètent des concurrents avec effet de levier (et restructuration d’emplois…) pour épargner le capital des actionnaires ou payer directement les dividendes. Les banques créent plus de dette (subprimes) pour plus de profits et l’économie mondialisée, tout comme le CO2, étend le problème d’un pays sur toute la planète avec un effet dominos et au final les états (les citoyens) paient le libéralisme de certains, et transforment la dette privée en publique (France, Espagne, Italie). La dette du monde représente le poids de la surconsommation due au néolibéralisme, et pour la rembourser les états coupent dans les budgets de leurs administrations au profits des entreprises (et du capital).

     Il faut rajouter le capital en bourse «Depuis mars 2009, le marché action mondial a plus que triplé, la tendance de long terme demeure haussière et rien ne semble arrêter le courant acheteur.» qui est passé en 10 ans de 33.000 à 93.000 M$ (+278%) j’ai retenu 85.000M$ qui ont rapporté un dividende mondial de 1.200M$ (pour le monde, la masse salariale 6.728M$ en 2017 / les dividendes 1.369M$ en 2018 donne un rapport de 20%), inflation boursière encouragée par des cadeaux, qui crée une déflation de l’économie réelle. Dividendes et bénéfices ne suffisent pas, car les plus riches évitent taxes et impôts, la fraude et optimisation fiscale évadent 2.000 M$ par an, au fil des ans 32.000 M$ chiffre de la fourchette haute me paraît plus adapté à l’image de la fig.2 (60M€ 120M€ en France, pour 1M€ de fraude sociale), et double avantage, ils échappent aux taxes et impôts sur les dividendes et intérêts, plus conséquents que ceux de la caisse d’épargne. L’odeur de l’argent fait perdre toute notion d’honnêteté aux banques, elles blanchissent l’argent sale (1500-2000 milliards $, en Suisse, aux Pays-Bas, au Danemark) et sont très peu punies. Dernière fraude de 55 Milliards € que les banques n’ont pas remarqué, comme elles n’ont pas vu qu’un trader jouait avec 50 milliards €.

     Les banques via le «Shadow-banking» fuient le peu de régulation pour mieux flirter avec les paradis fiscaux et jouent avec 92.000 M$ et font sauter tous les filets de protection pour grossir le casino financier. Les produits dérivés représentent 1.000.000 M$, et sont des empilements de paris spéculatifs sur un outil d’assurance détourné par des financiers.

     Tout cela dépasse les 6.444 petits milliards (6.728M$ en 2017) d’où on veut tirer le budget nécessaire pour résoudre les problèmes écologiques qui menacent la planète, d’autant qu’il faut retirer tous les ans à cette masse 15-20% liés aux dividendes, plus les économies sous-terrainnes (10-15%) et la corruption qui peuvent aller dans des paradis fiscaux échappant aux impôts avant et après intérêts… (en 2009 cela représentait 120 Milliards € d’impôts pour la France, soit 15% du budget par an).

      En 2017 les 2158 milliardaires accumulent 8.900 milliards de $ soit plus que la masse qui sert à l’économie réelle pour 7,5 milliards d’humains, et certains s’offrent des rêves d’espace dédiés aux plus riches et oublient comme les états ceux qui meurent de famine ou de pauvreté. Il semble qu’on ne demande pas aux riches l’effort écologique qui sauvera leur capital, ce que les gilets jaunes refusent car ils veulent sauver la planète mais pas en sacrifiant l’avenir des générations futures aux dieux de la finance et de l’argent.

     Vous noterez l’équité de la répartition de la croissance, 3-4% l’économie réelle, 18% le capital, et la complicité des gouvernements qui grâce à la dette, accentuent ce siphonnage de valeur en faisant serrer la ceinture à tous les peuples. Ils jouent avec le nationalisme des entreprises qui s’en fichent, car le capital est international et se loge dans des paradis, sans être inquiété.

     Cette transition écologique, objectif sans moyens, va coûter des vies humaines, car 25-30% de l’économie réelle fuient vers la finance (et ses paradis ou n’investissent dans l’écologie verte comme le « dollar »), et les restrictions budgétaires paieront d’abord les intérêts de la dette sans répondre aux conséquences des dérèglements climatiques, faut-il souhaiter des catastrophes records (incendies, canicules, inondations) pour que les politiques mettent la montagne d’argent de la finance au service du monde, ou attendre une explosion mondialisée des peuples poussés par des politiques populistes et xénophobes qui dressent les hommes les uns contre les autres pour le profit du 1% le plus riche.

    Les hommes d’état des 10 pays les plus riches devraient être jugés pour crime contre l’humanité.

Ressources :

     Le schéma suivant montre que si 1% des plus riches possède 50% du patrimoine, 95% de la richesse est détenue par 1 humain sur 5 (mais les inégalités empirent en 2018).

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     Les pays développés en 2 siècles (2-3 milliards d’humains) ont émis tout ce CO2 et continuent, aidés par 2-3 milliards de nouveaux consommateurs (Chine et Inde) à qui nous sous-traitons notre production (et la pollution) et qui veulent vivre comme nous. Or les ressources renouvelables ne suivent plus notre consommation et  nos modes de productions sont nuisibles pour une grande partie de la faune, les poissons sont sur-péchés dans des océans pollués, des forêts primaires sont détruites au profit de bio-carburant ou brûlent, la faune sauvage est chassée de ses territoires. Le résultat de cette sur-activité, le CO2, dérègle le climat causant des catastrophes liées à l’eau avec tornades, inondations, ou sécheresses suivies d’incendies. Ces phénomènes vont prendre plus d’ampleur à cause de l’incrédulité des gouvernants (pour être poli) et de l’apathie des gens happés par la virtualité des réseaux sociaux qui ne sont pas incités à changer ce mode de vie pour prévenir la montée du niveau des océans qui dépassera le mètre après 2100 avec des conséquences coûteuses en humains et en énergie.

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     Théoriquement si on fournit notre mode de vie aux 80% d’exclus, il faudra extraire 3-4 fois ce qui a déjà été utilisé, et produire une énorme quantité de CO2, mais la terre permettra-t-elle ce mode de vie convoité par ces milliards d’humains maintenant, et pour les générations futures. Les matières premières non renouvelables, soit disant illimitées (pas le sable) sont moins concentrées (on prospecte le fond océanique), l’extraction devient difficile, moins rentable, et moins écologique, parfois dans des pays lointains mais aussi en France … On brade le prix des matières premières pour faire consommer des gens sous-payés et maintenir une croissance économique qui est rentable pour les actionnaires. En nourrissant leur monstre économique, on détruit notre milieu de vie et l’avenir de nos enfants.

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     On épuise la planète (ex.: le pétrole 5,5Km3 en 2015) pour continuer de gonfler un stock de dollars qui représente 220 ans d’économie réelle, pour théoriquement maintenir du travail (voir le chômage) où hommes et entreprises s’agitent les uns contre les autres (illustration d’une guerre de pécheurs où le besoin de travail détruit la ressource). Les politiques aux ordres du 1% le plus riche, proposent de fausses solutions «écolo» et déplacent l’émission du CO2 comme la voiture électrique ou la production d’énergie renouvelable qui ne répondra jamais complètement aux besoins d’énergie qu’on ne veut pas réduire, pour continuer une compétition où un pays sera gagnant au détriment d’autres. Plus de 1 milliard de voitures thermiques roulent dans le monde, donc pour résoudre le problème du CO2 on va nous imposer des véhicules électriques écologiques et comme tous les 10 ans (obsolescence programmée, et mode) on en changera, on peut estimer qu’il faudra construire au minimum 10 milliards de voitures en 50 ans.

Question, est-ce que l’électrique résoudra notre façon de vivre et de surconsommer, est-ce que la planète aura les matières premières nécessaires à ce choix, est-ce qu’elle absorbera les déchets liés à ces productions, est-ce que la pauvreté disparaîtra dans cette course au travail pour la croissance. Dans cette course néolibérale capitaliste, les tensions entre pays s’aggravent pour se procurer ou vendre des ressources et maintenir un difficile équilibre financier, et cela au détriment des populations (insécurité, précarité, et chômage), et peut aller au conflit mondial, et là, adieu à l’écologie

     En fait depuis l’aube de l’humanité, les ressources appartiennent au pays où elles se trouvent, ou à celui qui s’est approprié le lieu, soit on achète ce territoire soit on le conquiert, quitte à expulser ceux qui vivent là, ou les exterminer par génocide. Les ressources exploitées dans certains continents sont à l’origine de l’exode de milliers d’humains car un système de manipulations permet au capital de peser plus lourd que l’humain. Cette non gestion des ressources au plan mondial entraine des tensions et des conflits pour se les procurer, et cela continue avec toujours les mêmes conséquences et continuera hélas, car les générations futures ne sont pas prises en compte, on consomme au présent sans compter (Entre 1892 et 1992, la consommation des minerais est multipliée par 37 et celle des ressources énergétiques par 17, quand la population mondiale ne s’est multipliée « que » par 4).

     Or la globalité du monde transforme celui-ci en une grande copropriété où nous sommes tous dépendants les uns des autres, où les décisions de certains pays influent sur la vie d’autres tant économiquement qu’écologiquement, où les pollutions accidentelles ou dues aux produits déversés pour une agriculture intensive se répandent sur toute la planète, où le travail rendu obligatoire pour vivre excuse toutes les atteintes à la santé des humains et de la planète.

     Qu’on soit croyant ou non, tout ce qui vit sur terre (faune et flore incluse) a un droit d’usufruit sur toutes les ressources, l’eau ou l’air mais aussi les matières premières, l’homme doit gérer cette répartition sur du long terme (ce qu’il ne fait pas) s’il ne veut tuer des pans entiers de la bio-diversité et en priver les générations futures. Je n’ai plus d’insectes sur mon pare-brise, et les oiseaux peinent à se nourrir, et peut-être que les produits phytosanitaires auront notre peau… Toutes les églises défendent le droit à la vie et devraient s’unir pour que les gouvernements optent pour des choix favorables à l’humanité et à la planète (création de Dieu) or il semble que chacune gère sa petite entreprise égoïstement dans une optique d’expansion.

     Nous devons migrer vers un juste nécessaire en réduisant notre impact écologique de 5 à 10 fois (pays développés) en changeant notre modèle économique et en consommant moins de matières premières donc moins d’énergie : «mutualiser, fabriquer solide simple et durable, réparer, et recycler et moins extraire» et dans le respect de la planète, seul lieu vivable de l’espace proche. Mais pour cela, il faut freiner tous les revenus du capital en les plafonnant à 1%, au profit du revenu du travail, de l’investissement réel et éviter un dumping salarial qui finit par pénaliser le consommateur (nous tous), il faut arrêter la course au dividende incontrôlée qui pousse la finance à tous les excès. Tout pays ou tout gouvernement qui voudrait remettre en cause le capitalisme hélas, se fera sanctionner par la finance, le seul espoir est dans un mouvement orchestré des citoyens du monde.

     Tous les mouvements qui se réclament de l’écologie doivent quitter leur chapelle personnelle (ou leur fond de commerce) et se regrouper mondialement pour orchestrer une nouvelle économie au service des humains et de la planète et l’expliquer au monde à travers un site multi-langues. Notre consommation doit changer et peut devenir un vote pour un autre monde, en mettant en avant les entreprises qui adoptent ce modèle économique (via un site WEB important et unique) et en nous dirigeant vers elles. Et, si aucune entreprise dans certains secteurs économiques ne se propose, au lieu de disperser notre «vote» dans une fausse concurrence, le site WEB indiquera vers quelle entreprise ou marque concentrer notre consommation en boycottant les autres, poussant peut-être certaines à choisir la nouvelle économie plutôt qu’une perte ou mort boursière. Ces nouvelles adeptes (après vérification) seront mises dans la liste des entreprises écolo-respectueuses du site WEB.

     Il est difficile d’imaginer que la planète puisse offrir ce train de vie durant 10 siècles à 60-100 milliards d’humains quand on voit comment l’ont mis 2-3 milliards de privilégiés en 2 siècles.

     Notre impact «écologique» mondial doit être diviser par 4-5, et comme nous sommes addicts à notre mode de vie, les gouvernements doivent imposer un coup de frein à notre train de vie, à nous et aux entreprises, et ce pour plusieurs siècles. Mais ces décisions ne doivent pas exclure des humains, tout le monde doit vivre sans compétition pour éviter des conflits, il est nécessaire de donner à chacun les moyens de vivre au minimum, mais vivre, et s’il faut travailler, que ce soit pour un juste nécessaire, et donc le capital devra exiger moins de compétitivité. Il faudra se méfier de solutions scientifiques pour baisser la température de la planète, car celles-ci peuvent avoir le même impact que la chimie au service de l’agriculture, et se retourner contre l’homme, et surtout des solutions faussement vertes conçues pour ne pas remettre en cause la compétitivité maladive de l’économie, et maintenir cette course sans fin du monde pour le profit d’une toute petite minorité.

     Si vous avez 15 minutes, regardez cette vidéo, je crois que le monde politique ne bougera que contraint et forcé, d’où cette pétition pour les y obliger.

«Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. » proverbe indien Cree.

Vos commentaires seront appréciés, mais « le juste nécessaire », merci.

(Mise à jour le 23/02/2019)

 

24 réflexions sur “La planète nourrit le capital

    1. Les articles qui m’ont servi sont souvent liés aux chiffres, qui parfois ne sont pas tous concordants, dont j’ai tiré une moyenne.
      Mais j’ai voulu rendre les schémas visuellement plus parlant que les chiffres bruts qu’on lit.

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  1. Bertin

    Dans un monde ou tout est TROP, trop nombreux, trop chaud, polluant …, le juste nécessaire ce serait la décroissance.
    Malheureusement la décroissance, c’est l’écroulement du système … et de l’Humanité avec lui.
    Si on continue de croitre c’est la catastrophe
    Si on s’arrête de croitre c’est aussi la catastrophe.
    Je vous ai répondu plus longuement à la suite du commentaire que vous avez posté sur NPI.

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    1. Il ne faut pas choisir entre croissance et décroissance il faut être en équilibre entre les deux. Mais pour l’instant c’est plutôt un gros coup de frein qu’il faut donné, et il y a urgence, ensuite il faudra vivre au limitateur de consommation…

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      1. Bertin

        Ni croissance, ni décroissance … bizarre.
        Un sérieux coup de frein dites-vous.
        Nous pourrions prendre l’exemple des 4 milliards de passagers du transport aérien qui, nous annonce-t-on, vont continuer sur leur trajectoire et doubler d’ici 2036. Pour doubler ce nombre de passagers, Airbus et Boeing vont continuer de produire chacun 1000 appareils par an, les Chinois vont évidemment s’y mettre, les « destinations » touristiques vont elles aussi se multiplier. Au final, ce sera plus de kérosène brulé, plus de CO2 émis, plus d’espaces naturels livrés au tourisme, plus de vie sauvage et de biodiversité détruites, et en même temps plus d’emplois, plus de revenus dans les industries aéronautique, aéroportuaire, ainsi que dans l’industrie touristique des pays de destination ….
        L’humanité n’est pas prête à sacrifier un « mieux » à court terme contre sa survie à moyen terme.
        Nous pourrions prendre aussi l’exemple de l’énergie.
        Un de vos tableaux nous rappelle que l’humanité extrait et consomme 95 Millions de barils par jour, en croissance constante, malgré les COP xx, les engagements, les grand-messes et les grandes promesses.
        En France, vous et moi, un Français moyen, consomme environ 30 000 kWh d’énergie finale par an toutes énergies et tous usages confondus, environ 50 000 kWh par an en énergie primaire.
        Remettre cette consommation énergétique en cause, ce serait non seulement limiter nos trajets en voiture, mais ce serait aussi se chauffer moins, manger moins, moins de viande, faire pousser autrement, désherber à la main, renoncer aux produits manufacturés, à l’industrie pharmaceutique, à la techno médecine, renoncer à Internet …
        Ici non plus, l’humanité n’est pas prête à sacrifier un « mieux » à court terme contre sa survie à moyen terme.
        Nous pourrions parler aussi des 7,6 milliards de Terriens qui rêvent de vivre à l’occidental, dont les classes moyennes montantes « s’élèvent » rapidement, accèdent à la consommation ostentatoire, au tourisme de masse et viennent gonfler la masse des destructeurs, pollueurs, énergivores …
        Malheureusement, les carottes sont cuites.
        Votre initiative, comme d’autres, aurait pu avoir du sens, quand j’étais petit, quand le monde comptait 2 milliards de Terriens, mais là, aujourd’hui, désolé il est trop tard. Il ne nous reste qu’à attendre l’effondrement et la disparition de 80 ou 90% de l’humanité.
        80 ou 90%, c’est si nous avons de la chance, c’est-à-dire si l’écroulement survient suite à un écroulement systémique en cascade, parce que si l’écroulement survient suite à un hiver nucléaire, ce pourrait être 100% de l’humanité qui disparaitrait.

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      2. SIFAOUI

        « un coup de frein » ne veut rien dire. C’est même contre-productif. Prenez le train à Paris pour Strasbourg. Avec Nicolas Hulot, par exemple, ou Maud Fontenoy. A mi-chemin, vous vous rendez compte que le train se dirige vers Brest. Que faites-vous ? Vous demandez au chef de train de faire RALENTIR le train – comme le conseille Nicola Hulot et Maud Fontenoy, ou vous lui demandez de stopper le train afin que vous puissiez en descendre et prendre le train qui va réellement à Strasbourg ? Car, en seulement freinant, vous arriverez moins vite à Brest mais vous y arriverez. Pas à Strasbourg.

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      3. Le coup de frein est une image, car actuellement on aurait tendance à accélérer dans beaucoup de direction faussement écologique. Donc arrêtons-nous pour choisir des objectifs réellement écologiques, qui regardent très loin dans l’avenir, en terme de siècles et non d’élections ….

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      4. Charley Sifaoui

        Je ne l’avais pas compris comme ça, en effet… La décroissance fédère toutes les solutions et la décroissance est inévitable que cela nous fasse plaisir ou non, que cela nous plaise ou non. Nous sommes condamnés à décroître, que nous choisissions de déclencher volontairement et de maîtriser cette décroissance ou de la subir parce que nous n’aurons pas voulu regarder les choses en face. Dans le domaine écologique comme dans d’autres.

        Tout le reste n’est que bavardage et rhétorique. Nous bavardons depuis trop longtemps, depuis si longtemps que je crains que nous ne soyons arrivés à la 25ème heure de Virgil Gheorgiu…

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      5. Charley Sifaoui

        Je relis votre texte dont j’avais seulement survolé le début et les conclusions. Ce texte représente un gros travail et je dis « bravo » mais, puis-je être franc et sincère : c’est parfaitement illisible ! Je pense aux personnes qui sont intéressées par les défis écologiques et à ceux qui ne le sont pas en écrivant cela. Les raccourcis – dans le traitement des problèmes inhumains posés par la finance, par exemple – perdent le lecteur dès les premières lignes. Et c’est bien dommage car ce qui est dit mérite d’être lu.

        Ce texte mériterait d’être repris, les raccourcis supprimés et des boucles logiques multipliées. Dans le domaine de la finance – pour reprendre cet exemple – il est important de faire précéder chaque aspect dénonce d’une explication préalable. Par exemple : les subprimes. En un mot comme en cent, il faut réécrire ce texte en lui donnant la forme d’une conférence ou, mieux encore, d’une explication à un mai au cours d’un dialogue autour d’un pot. Cela rallongerait beaucoup le texte (pourquoi ne pas le scinder en deux ou en trois, finalement ?) mais gagnerait en clarté.

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    2. SIFAOUI

      Décroissance ne signifie en rien « écroulement de l’humanité ». Ce sera extrêmement difficile, bien enetndu, car nous sommes déjà allé bien trop loin dans l’exploitation de la planète, des animaux, des végétaux (et des hommes). Mais si nous continuons à vouer à la Sainte Croissance l’adoration qui est encore aujourd’hui la nôtre… ce sera pire. La décroissance est la maîtrise de nos modes de vie; la croissance aboutira à la rupture dramatique et soudaine de nos existence.. C’est si nous continuons à croire dans la croissance, le progrès et la technologie (celle par laquelle précisément nous sommes là où nous en sommes !), que « nous retournerons à la préhistoire » comme on nous l’oppose souvent, pas en décroissant.

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      1. Bertin

        Sifaoui, pourquoi parlez-vous de « retourner à la préhistoire » ? Personne n’a dit ça.
        La croissance c’est l’assurance de rencontrer le crash au bout de la trajectoire actuelle, au bout de la grande accélération.
        Les questions de réchauffement climatique, de disparition de la biodiversité, et de l’ensemble des autres atteintes à notre support de vie, présentent des caractéristiques qui les rendent impossible à être pris en charge politiquement :
        – Ils sont mondiaux, alors que la gouvernance ne l’est pas.
        – Il sont le résultat, le produit, de tout ce que, par ailleurs, l’on recherche, tout ce que l’on promeut : Croissance, développent économique, développement des échanges, des transports, du tourisme de masse …
        – Leurs manifestations dommageables, concrètes, restent difficiles à se représenter pour la plupart des gens, même les mieux intentionnés, les dégradations sont progressives, éloignées dans le temps, diffuses dans l’espace …
        – Il existe un déphasage géographique et temporel entre les changements qu’on pourrait demander — les « efforts » — et les bénéfices de ces efforts
        – Etc etc …
        Ça va donc se terminer très mal, par le grand écroulement de la civilisation qui, malheureusement, nous fait vivre autant que nous la faisons vivre.
        7,6 milliards de Terriens, nous tous, pris comme Humanité, avons construit une civilisation mondialisée, inégalitaire, interconnectée, entièrement basée sur la fuite en avant et le toujours plus.
        Une civilisation que l’on haït mais que l’on adore également, parce qu’elle nous fait vivre.
        Tel un cycliste, si nous arrêtons de pédaler, nous chutons.
        Le choix qui nous reste est le suivant :
        Soit poursuivre la fuite en avant et nous écraser contre le mur.
        Soit arrêter la fuite en avant, enrayer la mécanique infernale, et, dès lors, précipiter la chute du système que nous faisons vivre … MAIS qui, également, nous fait vivre.
        Il faut se rendre à l’évidence, les carottes sont cuites.
        Il aurait fallu y penser avant, il y a 70 ans, quand nous n’étions encore que 2,5 milliards.
        Trop nombreux, trop inégalitaire, trop chaud, trop interconnecté, trop complexe …
        TROP TARD !

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      2. Charley Sifaoui

        Bonjour,

        Mais nous sommes globalement d’accord ! Je suis également extrêmement pessimiste : nous sommes allés trop loin et il sera matériellement impossible de faire comprendre à nos concitoyens du monde qu’il faut décroître. D’autant qu’ils sont formatés dans le crétinisme ambiant. C’est dans ce contexte que je parlais de cet épouvantail de « préhistoire », pas pour prétendre que vous l’avez écrit, bien sûr car vous ne l’avez pas écrit.

        Mais vous tournez autour du pot, comme un prétendant autour de sa fiancée : pourquoi ne pas prononcer les mots qui fâchent dans votre texte ? Pourquoi ne pas parler de « capitalisme » (ce système qui nous ferait vivre, vous plaisantez ?!) et de « décroissance » ? Asséner des tonnes de chiffres comme vous le faites est polluant, improductif, décourageant et ne sert strictement à rien sinon qu’à rendre vos démonstrations illisibles. Je suis certain que personne n’a pu lire votre texte en entier, même parmi ceux qui adhèrent à ce qui est écrit. Des chiffres – avec de bien curieuses abréviations – à la tonne et des raccourcis étonnants qui ne démontrent pas. Qui imposent. Or il faut patiemment et longuement démontrer et dérouler le fil du raisonnement – quitte à scinder le texte en trois ou quatre textes – plutôt que de déverser des chiffres à la tonne, chiffres dont on n’est même pas sûr en plus ! Le manifeste d’Unabomber, dans le constat du monde est un exemple de clarté. Sans chiffre.

        Avant d’être un tableau mathématique chiffré et représentatif des méfaits humains, la défense de l’environnement est, avant tout, une démarche éthique et philosophique. Quelques chiffres suffisent pour appuyer cette démarche. L’important est de faire réagir simplement les gens sur des concepts simples et évidents. Par exemple : mettre le doigt sur le point qui fait mal en faisant remarquer que construire une société sur des principes tels que l’exploitation tous azimuts de notre planète et des hommes, sur l’inégalité des traitements et la vision à court terme, ça ne pourra jamais marcher. Ou encore, démontrer, sans obligatoirement une tonne de chiffres – que le recyclage des plastiques – activité industrielle devant être rentable dans notre société vouée au productivisme et à la rentabilité à tout prix – a pour conséquence paradoxale de booster la production de plastiques et non de la réduire !

        Vous n’expliquez pas, vous imposez votre vision. Vous ne prenez pas le lecteur par la main pour lui faire faire le cheminement que vous avez-vous-même déjà suivi. Vous déposez le lecteur, là, assez brutalement, à un endroit que vous avez choisi puis, sans lui avoir laissé le temps de la réflexion, à un autre endroit de vos affirmations. De quoi le perdre très rapidement… La réponse que vous venez de m’adresser a aussi cette signature embrouillée.

        Cela dit, votre texte, dans les quelques paragraphes les plus « faciles » et clairs qu’il contient, pose bien le problème. C’est assez rare pour le souligner. Mais dites les mots qui fâchent. Montrez du doigt et nommez précisément ces pseudos actions cyniques et ridicules – promues par l’idéologie capitaliste elle-même ! – pour la planète (recyclage, économie circulaire, développement durable, transition énergétique, etc…). Alors, oui, c’est très probablement fichu mais on ne sait jamais…

        Bien à vous et bon courage !

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  2. Lang

    Intéressant.
    Un coup de frein voir une décroissance serait certes utile.
    Mais la limitation de la démographie (par ex. 1 naissance par couple et de fortes contraintes fiscales au-délà, à l’échelle mondiale) est t’elle un tabou ?, je ne vois rien à ce sujet dans votre article. Pensez-vous réellement que cela est moins réaliste et pragmatique que le coup de frein ou la décroissance?

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  3. L’humanité est une espèce invasive dont la nocivité surpasse tout ce qui a pu exister jusqu’à présent, continuer de la sorte c’est, de toute façon, aller vers la catastrophe absolue…et on peut faire ce que l’on veut, si on laisse filer la démographie ce sera foutu à brève échéance.
    Amitiés.

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  4. Tenza

    Un commentaire ? Alors juste un constat perso . L’homme n’a su que guerroyer , tuer , détruire , piller et inventer la médecine pour mieux jouir du butin qui s’amenuise de jour en jour ……pour disparaître . Au final l’héritage humain sera le néant . Alors profitons de l’instant présent , car franchement qui ose croire que l’on peut changer ou faire changer l’humain après lui avoir vendu l’individualisme comme la meilleure façon de vivre . Trop tard .

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    1. Charley SIFAOUI

      Il semble, en effet, qu’il soit « trop tard ». J’irai même jusqu’à dire qu’il n’a « jamais été temps ». Vous êtes en train de refaire l’histoire, vous abrutir de chiffres et de calculs, de ce que faisait Néandertal ou Cro-Magnon alors que c’est la nature de l’Homme, moderne ou non, qui est en cause et qui fait que le problème est insoluble. Ce n’est pas seulement le capitalisme – idéologie la plus abjecte qui soit – qui est en cause, c’est la nature même de l’homme.
      L’espèce humaine est la seule espèce sur Terre qui ne soit pas adapté à son environnement. On me dirait un jour que nous venons de Mars ou de Vénus, je le croirais tant notre inadaptabilité à notre planète est flagrante. Les autres espèces s’adaptent sans détruire aux sites où elles se trouvent et aux conditions climatiques locales. Elles cohabitent entre elles. Elles n’ont besoin d’aucune autre source d’énergie que de la nourriture : elles vivent et se déplacent sans devoir faire appel à de nouvelles sources d’énergie et sans polluer.
      L’Homme, c’est tout le contraire : il chasse les autres animaux des lieux qu’il entend occuper; il les imperméabilise, les stérilise, les occupe de manière autoritaire à son seul profit. Pour vivre, travailler, se déplacer, etc., l’Homme a besoin d’une débauche d’énergie qui sont à l’origine de l’exploitation des ressources minières et naturelles de la planète… laquelle n’en peut plus et crie grâce !
      L’homme risque bien de ne pas changer sa mentalité et son approche de ce qui l’entoure d’autant que son cerveau malade a inventé le mensonge et la politique pour brouiller les cartes. Il ira jusqu’à l’agonie de la planète, ravi de son crétinisme. Il est en effet trop tard…

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    2. Jean Philippe Parmantier

      Trop tard, oui! Changer l’humain n’est possible rapidement que si cela s’appuie sur un modèle culturel établi et proche/connu des populations. Or, la décroissance, c’est-à-dire l’ utilisation de ressources sans entamer le capital, n’existe plus culturellement à notre époque. Créer une culture demande des siècles et nous ne les avons pas.

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  7. Bertin

    Bonjour Monsieur Rougier,
    Au fil des mise à jour votre texte se précise et devient de plus en plus pertinent.
    Encore un petit effort et vous comprendrez qu’il n’existe pas d’issue, l’Humanité est vouée à l’effondrement.
    OUI, la DÉCROISSANCE économique et la DÉCROISSANCE démographique sont une NÉCESSITÉ absolue, si l’Humanité veut conserver une Terre habitable, et veut éviter l’effondrement et la disparition totale ou partielle du genre humain.
    Mais, malheureusement … NON, la décroissance n’aura pas lieu !
    Historiquement, nous avons basé notre projet social, notre projet de développement humain, notre idéal de justice, notre idéal démocratique …, sur l’énergie et les ressources abondantes et inépuisables.
    Et c’est donc aussi, paradoxalement, la mise en œuvre de nos propres valeurs universelles et humanistes (couplée à la surpopulation) qui provoque l’épuisement de notre planète.
    Quand nous comparons notre vie de tous les jours, aujourd’hui en 2019, avec la vie de nos propres arrière-grands-parents, nous constatons que nos récents aïeux étaient
    – Majoritairement paysans
    – Qu’ils trimaient du matin au soir, 10 à 12 heures par jour, sauf le dimanche,
    – Majoritairement illettrés,
    – Soumis aux aléas de la météo,
    – Qu’ils vivaient dans des logements exigus, mal chauffés, insalubres, toutes générations dans la même promiscuité
    – Qu’ils étaient soumis aux maladies, à la mortalité infantile, aux violences, aux injustices
    – Sans loisirs, sans vacances, sans voyages …
    Si nous en sommes sortis aujourd’hui, c’est d’abord et avant tout grâce aux énergies fossiles quasiment gratuites, « offertes » gratuitement par la nature.
    Dans les siècles passés, (au siècle des Lumières) quand nous avons posé les bases de nos démocraties actuelles et les bases de notre émancipation, nous n’imaginions pas, qu’un jour, la nature nous « refuserait » ses services pour atteindre nos idéaux humanistes.
    En d’autres termes, nous sommes pris dans un étau. Nous ne savons pas, aujourd’hui, comment sauvegarder nos idéaux de justice, de libération et d’émancipation de l’Humanité, chez nous, comme dans l’ensemble du monde émergeant, sans avoir recours à ce cocktail mortifère :
    A – Une débauche d’énergie fossile
    B – Une sur-exploitation de toutes les ressources.
    Avons-nous le commencement du début d’une solution pour conserver nos acquis et continuer de sortir de la misère des milliards de Chinois, d’Indiens et d’Africains, d’Océaniens, d’Arabes et de Sud Américains sans avoir recours ni au pétrole, ni au gaz, ni au charbon ni à la sur-extraction de tous les minerais, ni à la déforestation, ni à l’usage intensif de l’eau douce, ni à l’agriculture et à la sur-pêche industrielles ….etc etc ?
    La réponse est NON !
    Il est trop tard Monsieur Rougier. Le point de non-retour est dépassé.

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    1. LUCE

      Bonjour BERTIN, Vous rêvez : notre idéal de de justice , de démocratie n’avait pas besoin d’un tel gaspillage de ressources épuisables. Justice? Souvenez-vous : quelqu’un qui traversait l’
      Atlantique en Concorde -le bel oiseau- consommait en 4 heures autant d’énergie qu’un « terrien
      moyen » en une année = justice? Notre démocratie , c’est une blague, même si c’est mieux qu’une dictature brutale. Pour la démocratie , voir l’ Ecologie sociale et le Municipalisme libertaire de Murray BOOKCHIN .C’est sûr les conditions de vie ont changé, mais le confort nous
      « bouffe »… Le paysan travaillait 10 ou 12 heures par jour (pas toute l’année) mais ne passait pas 4 H dans les transports. Il ne travaillait pas à la chaîne.
      Soumis aux aléas de la météo…et maintenant : sècheresses et inondations en augmentation. Certes son gros tracteur climatisé, connecté…lui permet de faire une récolte plus rapidement …
      Les pièces à vivre dans les fermes étaient vastes et conviviales, et les chambres étaient souvent au-dessus de l’étable. C’est sûr , il n’y a plus de maladies , ni de violences , ni d’injustices. ?! Le travail était souvent aussi une fête (les moissons…) . Il y avait aussi d’autres
      fêtes ,religieuses , de village , de village à village.
      Certes la surconsommation , c’est grâce aux énergies « fossiles » ( surtout le pétrole) abondantes et pas chères et aux métaux abondants et pas chers. Pour combien de temps encore…
      Continuer de sortir de la misère des milliards…faut pas exagérer ! La misère a plutôt tendance à augmenter. Le problème c’est la production croissante d’hyper-riches et d’importantes classes moyennes. Vous avez une vue plutôt « idyllique » de la modernité…
      Pour les idéaux de libération, d’émancipation de l’Humanité , nous avons les « smartphone » et les « 3 », « ‘4G » , « 5G », le transhumanisme …
      J’ai lu plusieurs bouquins « écolo » sortis au début des années 1970 qui posaient les problèmes (sauf le réchauffement) : nous avions le temps de changer radicalement. On consommait déjà trop…sans mal vivre, pour la majorité.
      A présent , je pense que c’est trop tard. Tout s’aggrave.
      Comment survivre au mieux à l’effondrement? Sans barbarie … Voir les livres de Pablo SERVIGNE etc. Ce sera difficile…

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      1. Parmantier

        J’ai vraiment l’impression que la plupart des commentateurs est d’accord, mais que seule la façon de l’exprimer, mettant l’accent sur certaines problématique, fait différence.

        Sachant qu’on va vers le pire, les questions abondent. Faut-il y aller plus vite? Faut-il tenter de s’en protéger? Faut-il imaginer un ilot de rescapés survivants? Peut-on bouger la barre du bateau de telle sorte qu’un avenir inconnu se révèle possible et … porteur d’espoir et de bonheur pour ceux qui seront là?

        De nombreuses questions, mais ceux qui se les posent doivent s’enrichir mutuellement.

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  8. Ping : « L’entreprise est devenue un lieu totalement absurde, vide de sens » – Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances – DE LA GRANDE VADROUILLE A LA LONGUE MARGE

  9. Toutes ces discussions et analyses sont justes pour la plupart mais pour moi l’urgent c’est d’informer pour mobiliser !
    Les solutions viendront automatiquement lorsque la population aura pris la mesure du danger qui nous guette.
    Seule un grand mouvement populaire peut faire bouger les décideurs. Que les décideurs soient chefs d’états ou industriels, tous sont dépendants des orientations de la population.
    La formule de Coluche dit tout « Quand on pense qu’il suffirait que les gens arrêtent de les acheter pour que ça ne se vende plus ! ». Une autre formule est très importante « C’est quand chacun de nous attend que l’autre commence que rien ne se passe. » L’Abbé Pierre
    Il est donc extrêmement important de ne pas démotiver par un pessimisme excessif mais de montrer que l’arrêt et la réparation de la dégradation sont possibles si chacun d’entre nous agit. Et c’est la réalité !

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