La planète nourrit le capital

Démographie :

     L’homo-sapiens a concurrencé Neandertal il y a 50.000 ans et depuis on estime que 100 milliards d’humains ont vécu sur terre avant l’année 1800, année où la terre atteint son premier milliard d’humains vivants. Le poids écologique moyen avant cette année a été de 0,2 milliard d’humains par siècle, passant à 3 milliards pour le 19-20éme siècle, il dépassera 7 milliards après 2000. Le tableau suivant montre que la terre devra faire vivre 100 milliards d’humains en 10 siècles, autant qu’en 500 siècles mais avec un impact énergétique pour l’instant 5 fois plus important qu’en 1800 (de 305Mtep à 9242Mtep pour 6 milliards d’humains). Les dégâts écologiques qui s’accélèrent ont été causés par la partie bleu ciel du graphique, laisserons-nous assez de catastrophes aux générations qui suivent en bleu foncé (et peut-être rouge).

f1_2017

     Seuls les pays développés (25% des humains) ont consommé cette énergie soit 20 fois plus qu’au 19éme siècle, or la Chine et l’Inde (nos producteurs / pollueurs) veulent rejoindre ce niveau de vie, ce qui est normal, mais doublera les émissions de CO2 cause du réchauffement climatique et fera monter le niveau des océans au-delà d’un mètre après 2100

     Les différentes COPxx ne reconsidèrent pas notre mode de vie et ne proposent aucun ralentissement de notre production/consommation, mais une accélération via des technologies énergétiques soit-disant écologiques sans analyser les besoins et stocks pour peut-être 10 milliards d’humains et des siècles futurs, or la demande en matières premières minérale grossit sur cette terre surpeuplée, la faune disparaît par réduction de son habitat, par déforestation au profit de villes, cultures, d’industries polluantes. Le modèle économique néolibéral fait de la copropriété «Terre» un terrain de compétitivité où les pays font une course aux matières premières qui crée des tensions entre eux, on s’enferme derrière des frontières, on érige des murs, des régions réclament l’indépendance, les individus deviennent égoïstes, et on vit les uns contre les autres alors que nous devrions tous collaborer à la sauvegarde de la copropriété «Terre» car c’est notre seul cadre de vie et celui de nos enfants à des années lumières.

     Cette économie profondément inégalitaire, crée des exclus par dizaines de millions, et des migrants victimes de misère, guerres, famines ou catastrophes écologiques (ex. IRMA, incendies) qui fuient une mort assurée. Deux catégories de gens sautent les frontières, les pauvres pour fuir un enfer, et les riches pour vivre dans un paradis. La finance mondialisée est un pays à elle seule avec les banques comme postes frontières qui taxent les pays et les citoyens par tous les moyens (subprimes). Les politiciens ne dominent plus rien, soit ils appartiennent au 1% le plus riche, soit au nom d‘une idéologie économique, font vivre des restrictions qui sont la cause de nos problèmes et des tensions dans une planète en ébullition où le budget militaire monde pèse 2,2% du PIB mondial (soit 1.686 M$ et 267 M$ contre la pauvreté), on nous dit, il n’y a pas d’argent,… faut voir.

Economie :

     Voici une estimation de la masse d’argent du monde in-chiffrable à 1 KM$ (mille milliards) près.

F2_Eco.JPG

    Le PIB de 77.328 M$ (milliards de dollars) pour le monde en 2016 mesure l’économie, en fait c’est le résultat d’une masse salariale de 6.444 M$ (économie réelle) circulant 12 mois, quand la masse dette mondiale se situe à 226.000 M$ en 2016, argent créé par les banques qui devrait circuler dans l’économie réelle mais se retrouve financiarisé (titrisation, spéculation, intérêts), dette liée au privé pour les 2/3, et surtout aux entreprises (124% du PIB en France et 90% le public) qui rachètent des concurrents avec effet de levier (et restructuration d’emplois…) pour épargner le capital des actionnaires ou payer directement les dividendes. Les banques créent plus de dette (subprimes) pour plus de profits et l’économie mondialisée, tout comme le CO2, étend le problème d’un pays sur toute la planète avec un effet dominos et au final les états (les citoyens) paient le libéralisme de certains, et transforment la dette privée en publique (France, Espagne, Italie). La dette du monde représente le poids de la surconsommation due au néolibéralisme, et pour la rembourser les états coupent dans les budgets de leurs administrations au profits des entreprises (et du capital).

     Il faut rajouter le capital en bourse «Depuis mars 2009, le marché action mondial a plus que triplé, la tendance de long terme demeure haussière et rien ne semble arrêter le courant acheteur.» qui est passé en 10 ans de 33.000 à 93.000 M$ (+278%) j’ai retenu 85.000 M$ qui ont rapporté un dividende mondial de 1.200 M$ (18% de l’économie réelle), inflation boursière encouragée par des cadeaux, qui crée une déflation de l’économie réelle. Dividendes et bénéfices ne suffisent pas, car les plus riches évitent taxes et impôts, la fraude et optimisation fiscale évadent 2.000 M$ par an, au fil des ans 32.000 M$ chiffre de la fourchette haute me paraît plus adapté à l’image de la fig.2 (60M€ 120M€ en France, pour 1M€ de fraude sociale), et double avantage, ils échappent aux taxes et impôts sur les dividendes et intérêts, plus conséquents que ceux de la caisse d’épargne. L’odeur de l’argent fait perdre toute notion d’honnêteté aux banques, elles blanchissent l’argent sale (1500-2000 milliards $, en Suisse, aux Pays-Bas, au Danemark) et sont très peu punies. Dernière fraude de 55 Milliards € que les banques n’ont pas remarqué, comme elles n’ont pas vu qu’un trader jouait avec 50 milliards €.

     Les banques via le «Shadow-banking» fuient le peu de régulation pour mieux flirter avec les paradis fiscaux et jouent avec 92.000 M$ et font sauter tous les filets de protection pour grossir le casino financier. Les produits dérivés représentent 1.000.000 M$, et sont des empilements de paris spéculatifs sur un outil d’assurance détourné par des financiers.

     Tout cela dépasse les 6.444 petits milliards d’où on veut tirer le budget nécessaire pour résoudre les problèmes écologiques qui menacent la planète, d’autant qu’il faut retirer tous les ans à cette masse 15-20% liés aux dividendes, plus les économies sous-terrainnes (10-15%) et la corruption qui peuvent aller dans des paradis fiscaux échappant aux impôts avant et après intérêts… (en 2009 cela représentait 120 Milliards € d’impôts pour la France, soit 15% du budget par an).

      En 2017 les 2158 milliardaires accumulent 8.900 milliards de $ soit plus que la masse qui sert à l’économie réelle pour 7,5 milliards d’humains, et certains s’offrent des rêves d’espace dédiés aux plus riches et oublient comme les états ceux qui meurent de famine ou de pauvreté.

     Vous noterez l’équité de la répartition de la croissance, 3-4% l’économie réelle, 18% le capital, et la complicité des gouvernements qui grâce à la dette, accentuent ce siphonnage de valeur en faisant serrer la ceinture à tous les peuples. Ils jouent avec le nationalisme des entreprises qui s’en fichent, car le capital est international et se loge dans des paradis, sans être inquiété.

     Cette transition écologique, objectif sans moyens, va coûter des vies humaines, car 25-30% de l’économie réelle fuient vers la finance (et ses paradis ou n’investissent dans l’écologie que pour du vert « dollar »), et les restrictions budgétaires paieront d’abord les intérêts de la dette sans répondre aux conséquences des dérèglements climatiques, faut-il souhaiter des catastrophes records (incendies, canicules, inondations) pour que les politiques mettent la montagne d’argent de la finance au service du monde, ou attendre une explosion mondialisée des peuples poussés par des politiques populistes et xénophobes qui dressent les hommes les uns contre les autres pour le profit du 1% le plus riche.

     On pourrait piocher à la source sur cette masse d’argent, en touchant tous les comptes bancaires et financiers, sociétés et particuliers, notamment ceux des évasions fiscales, de la corruption, des trafics, ou d’optimisation, du blanchiment, qui paieront plusieurs fois car ils transitent par des cascades de comptes. Cette taxe mondiale pourrait être de 0,5% au-delà de 10.000$, sur l’argent qui transite annuellement sur chaque compte (signalant les fraudeurs, et freinant la spéculation THF), recueillie par un organisme international elle pourrait être redistribuée à chaque pays du monde avec des objectifs écologiques et sociaux pour limiter l’explosion migratoire. La finance investit des milliards quitte à mettre à mal des pays à travers leur dette, et l’écologie n’est pas sa priorité ni celle des politiques qui laissent faire.

    Le poids de la finance, favorisé par les gouvernements, durcit la compétition économique mondiale entre pays (quand ils ne sont pas en guerre), et pousse une partie de la population pauvre à migrer vers des pays mieux lotis. Cette migration économique (où s’ajoute celle de guerre, et bientôt climatique) continuera tant qu’on ne donnera pas aux gens de quoi vivre dans leur pays, même s’il n’ont pas de travail. Or les pays mieux lotis ont aussi un taux de pauvreté (même avec travail) incompatible avec la masse d’argent créée par les banques (figure 2), et détenue par une minorité, situation qui pousse aux nationalismes et engendre des tensions au sein des populations. Il faut donner à chaque humain un revenu minimum au-dessus de seuil de pauvreté du pays, qu’il travaille ou non, pour refuser ce qui est proche de l’esclavage, mal payé, dangereux pour l’environnement, ou de vendre son corps. La vraie démocratie est de pouvoir dire non, or la pauvreté force des milliards de gens à des choix pour seulement survivre, en fait le montant des dividendes (et un peu de la défense) suffirait à pourvoir à ce droit, vivre dans la sécurité du lendemain. Ce travail rendu obligatoire, et parfois proche de l’esclavage que nous éludons par une consommation addictive soutenue par la publicité mondiale (que nous payons 534 M$ en 2018), pousse à une agitation qui épuise les ressources de la terre et nous éloigne du juste nécessaire.

      Le budget de la France s’élève à 387 M€, mais il manque 100 M€ d’impôt, suite aux fuites fiscales diverses que nous compensons en taxes ou restrictions sociales. Les états dépensent des centaines de milliards pour surveiller le monde (nous compris via le Net) contre d’éventuels ennemis, mais ils sont incapables de tracer les circuits financiers informatiques et les fraudes … un gros état taxe des multinationales ou ordonne à ses alliés des restrictions économiques envers d’autres pays (Iran, la Chine, ou la Russie), mais aucune action n’est faîte contre le Panama, le Luxembourg, Malte ou les Bahamas ou les GAFAM pour lutter contre les fraudes fiscales. Est-ce que les gouvernants sont complices de cette élite qui nous vole deux fois, une en ne payant pas leur dû, deux parce que nous payons à leur place. Et nous recevons tous des sollicitations pour soutenir des ONG contre la faim, les maladies, la misère…

     Les 10 premiers milliardaires devraient être jugés pour crime contre l’humanité, avec les chefs d’état comme complices.

Ressources :

     Le schéma suivant montre que si 1% des plus riches possède 50% du patrimoine, 95% de la richesse est détenue par 1 humain sur 5 (mais les inégalités empirent en 2018).

NFig_3

     Les pays développés en 2 siècles (2-3 milliards d’humains) ont émis tout ce CO2 et continuent, aidés par 2-3 milliards de nouveaux consommateurs (Chine et Inde) à qui nous sous-traitons notre production (et la pollution) et qui veulent vivre comme nous. Or les ressources renouvelables ne suivent plus notre consommation, les poissons sont sur-péchés dans des océans pollués, des forêts primaires sont détruites au profit de bio-carburant ou brûlent, la faune sauvage est chassée de ses territoires. Le résultat de cette sur-activité, le CO2, dérègle le climat causant des catastrophes liées à l’eau avec tornades, inondations, ou sécheresses suivies d’incendies. Ces phénomènes vont prendre plus d’ampleur à cause de l’incrédulité des gouvernants (pour être poli) et de l’apathie des gens happés par la virtualité des réseaux sociaux qui ne sont pas incités à changer ce mode de vie pour prévenir la montée du niveau des océans qui dépassera le mètre après 2100 avec des conséquences coûteuses en humains et en énergie.

F4_2017

     Théoriquement si on fournit notre mode de vie aux 80% d’exclus, il faudra extraire 3-4 fois ce qui a déjà été utilisé, et produire une énorme quantité de CO2, mais la terre permettra-t-elle ce mode de vie convoité par ces milliards d’humains maintenant, et pour les générations futures. Les matières premières non renouvelables, soit disant illimitées (pas le sable) sont moins concentrées (on prospecte le fond océanique), l’extraction devient difficile, moins rentable, et moins écologique, parfois dans des pays lointains mais aussi en France … On brade le prix des matières premières pour faire consommer des gens sous-payés et maintenir une croissance économique qui est rentable pour les actionnaires. En nourrissant leur monstre économique, on détruit notre milieu de vie et l’avenir de nos enfants.

F5_2017

     On épuise la planète (ex.: le pétrole 5,5Km3 en 2015) pour continuer de gonfler un stock de dollars qui représente 220 ans d’économie réelle, pour théoriquement maintenir du travail (voir le chômage) où hommes et entreprises s’agitent les uns contre les autres (illustration d’une guerre de pécheurs où le besoin de travail détruit la ressource). Les politiques aux ordres du 1% le plus riche, proposent de fausses solutions «écolo» et déplacent l’émission du CO2 comme la voiture électrique ou la production d’énergie renouvelable qui ne répondra jamais complètement aux besoins d’énergie qu’on ne veut pas réduire, pour continuer une compétition où un pays sera gagnant au détriment d’autres. Plus de 1 milliard de voitures thermiques roulent dans le monde, donc pour résoudre le problème du CO2 on va nous imposer des véhicules électriques écologiques et comme tous les 10 ans (obsolescence programmée, et mode) on en changera, on peut estimer qu’il faudra construire au minimum 10 milliards de voitures en 50 ans. Question, est-ce que l’électrique résoudra notre façon de vivre et de surconsommer, est-ce la planète aura les matières premières nécessaires à ce choix, est-ce qu’elle absorbera les déchets liés à ces productions, est-ce que la pauvreté disparaîtra dans cette course au travail pour la croissance. Dans cette course néolibérale capitaliste, les tensions entre pays s’aggravent pour se procurer ou vendre des ressources et maintenir un difficile équilibre financier, et cela au détriment des populations (insécurité, précarité, et chômage), et peut aller au conflit mondial, et là, adieu à l’écologie

     En fait depuis l’aube de l’humanité, les ressources appartiennent au pays où elles se trouvent, ou à celui qui s’est approprié le lieu, soit on achète ce territoire soit on le conquiert, quitte à expulser ceux qui vivent là, ou les exterminer par génocide. Les ressources exploitées dans certains continents sont à l’origine de l’exode de milliers d’humains car un système de manipulations permet au capital de peser plus lourd que l’humain. Cette non gestion des ressources au plan mondial entraine des tensions et des conflits pour se les procurer, et cela continue avec toujours les mêmes conséquences et continuera hélas, car les générations futures ne sont pas prises en compte, on consomme au présent sans compter (Entre 1892 et 1992, la consommation des minerais est multipliée par 37 et celle des ressources énergétiques par 17, quand la population mondiale ne s’est multipliée « que » par 4).

     Or la globalité du monde transforme celui-ci en une grande copropriété où nous sommes tous dépendants les uns des autres, où les décisions de certains pays influent sur la vie d’autres tant économiquement qu’écologiquement, où les pollutions accidentelles ou dues aux produits déversés pour une agriculture intensive se répandent sur toute la planète, où le travail rendu obligatoire pour vivre excuse toutes les atteintes à la santé des humains et de la planète.

     Qu’on soit croyant ou non, tout ce qui vit sur terre (faune et flore incluse) a un droit d’usufruit sur toutes les ressources, l’eau ou l’air mais aussi les matières premières, l’homme doit gérer cette répartition sur du long terme (ce qu’il ne fait pas) s’il ne veut tuer des pans entiers de la bio-diversité et en priver les générations futures. Toutes les églises défendent le droit à la vie et devraient s’unir pour que les gouvernements optent pour des choix favorables à l’humanité et à la planète (création de Dieu) or il semble que chacune gère sa petite entreprise égoïstement dans une optique d’expansion.

     Chaque pays devrait avoir sa part de ressources extraites proportionnelle à sa population, quitte à revendre son surplus. Le prix de chacune devrait être calculé par un organisme international selon différents critères, évitant ainsi la spéculation des marchés qui ne sert que le capital, ce prix devrait être majoré pour les pays gros consommateurs qui consomment plus que leur quota. Le patrimoine au-delà du juste nécessaire devrait être taxé (quand il n’a pas fuit… dans des paradis) car il représente une appropriation de matières qui ont généré des émissions de CO2 qui sont la cause des changements climatiques. Ceux possédant des milliers de fois plus que le droit minimum, devraient une forme de dédommagement aux consommateurs sobres, une taxe sur le patrimoine qui, reversée aux pays pauvres réduirait les inégalités.

     Nous devons migrer vers un juste nécessaire en réduisant notre impact écologique de 5 à 10 fois (pays développés) en changeant notre modèle économique et en consommant moins de matières premières donc moins d’énergie : «mutualiser, fabriquer solide simple et durable, réparer, et recycler et moins extraire» et dans le respect de la planète, seul lieu vivable de l’espace proche. Mais pour cela, il faut freiner tous les revenus du capital en les plafonnant à 1%, au profit du revenu du travail, de l’investissement réel et éviter un dumping salarial qui finit par pénaliser le consommateur (nous tous), il faut arrêter la course au dividende incontrôlée qui pousse la finance à tous les excès. Tout pays ou tout gouvernement qui voudrait remettre en cause le capitalisme hélas, se fera sanctionner par la finance, le seul espoir est dans un mouvement orchestré des citoyens du monde.

     Tous les mouvements qui se réclament de l’écologie doivent quitter leur chapelle personnelle (ou leur fond de commerce) et se regrouper mondialement pour orchestrer une nouvelle économie au service des humains et de la planète et l’expliquer au monde à travers un site multi-langues. Notre consommation doit changer et peut devenir un vote pour un autre monde, en mettant en avant les entreprises qui adoptent ce modèle économique (via un site WEB important et unique) et en nous dirigeant vers elles. Et, si aucune entreprise dans certains secteurs économiques ne se propose, au lieu de disperser notre «vote» dans une fausse concurrence, le site WEB indiquera vers quelle entreprise ou marque concentrer notre consommation en boycottant les autres, poussant peut-être certaines à choisir la nouvelle économie plutôt qu’une perte ou mort boursière. Ces nouvelles adeptes (après vérification) seront mises dans la liste des entreprises écolo-respectueuses du site WEB.

     Il est difficile d’imaginer que la planète puisse offrir ce train de vie durant 10 siècles à 60-100 milliards d’humains quand on voit comment l’ont mis 2-3 milliards de privilégiés en 2 siècles.

     Notre impact «écologique» mondial doit être diviser par 4-5, et comme nous sommes addicts à notre mode de vie, les gouvernements doivent imposer un coup de frein à notre train de vie, à nous et aux entreprises, et ce pour plusieurs siècles. Mais ces décisions doivent inclure que tous les humains aient de quoi vivre au minimum, sinon des conflits n’aideront pas régler le réchauffement climatique. Comme tout travail consomme de l’énergie et produit de la chaleur, il faudra que l’économie tourne au juste nécessaire, et donc le capital devra exiger moins de compétitivité. Il faudra se méfier de solutions scientifiques pour baisser la température de la planète, car celles-ci peuvent avoir le même impact que la chimie au service de l’agriculture, et se retourner contre l’homme, et surtout des solutions faussement vertes conçues pour ne pas remettre en cause la compétitivité maladive de l’économie, et maintenir cette course sans fin du monde pour le profit d’une toute petite minorité.

     Si vous avez 15 minutes, regardez cette vidéo, je crois que le monde politique ne bougera que contraint et forcé, d’où cette pétition pour les y obliger.

«Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. » proverbe indien Cree.

Vos commentaires seront appréciés, mais « le juste nécessaire », merci.

(Mise à jour le 14/11/2018)

 

Publicités

9 réflexions sur “La planète nourrit le capital

    1. Les articles qui m’ont servi sont souvent liés aux chiffres, qui parfois ne sont pas tous concordants, dont j’ai tiré une moyenne.
      Mais j’ai voulu rendre les schémas visuellement plus parlant que les chiffres bruts qu’on lit.

      J'aime

  1. Bertin

    Dans un monde ou tout est TROP, trop nombreux, trop chaud, polluant …, le juste nécessaire ce serait la décroissance.
    Malheureusement la décroissance, c’est l’écroulement du système … et de l’Humanité avec lui.
    Si on continue de croitre c’est la catastrophe
    Si on s’arrête de croitre c’est aussi la catastrophe.
    Je vous ai répondu plus longuement à la suite du commentaire que vous avez posté sur NPI.

    J'aime

    1. Il ne faut pas choisir entre croissance et décroissance il faut être en équilibre entre les deux. Mais pour l’instant c’est plutôt un gros coup de frein qu’il faut donné, et il y a urgence, ensuite il faudra vivre au limitateur de consommation…

      J'aime

      1. Bertin

        Ni croissance, ni décroissance … bizarre.
        Un sérieux coup de frein dites-vous.
        Nous pourrions prendre l’exemple des 4 milliards de passagers du transport aérien qui, nous annonce-t-on, vont continuer sur leur trajectoire et doubler d’ici 2036. Pour doubler ce nombre de passagers, Airbus et Boeing vont continuer de produire chacun 1000 appareils par an, les Chinois vont évidemment s’y mettre, les « destinations » touristiques vont elles aussi se multiplier. Au final, ce sera plus de kérosène brulé, plus de CO2 émis, plus d’espaces naturels livrés au tourisme, plus de vie sauvage et de biodiversité détruites, et en même temps plus d’emplois, plus de revenus dans les industries aéronautique, aéroportuaire, ainsi que dans l’industrie touristique des pays de destination ….
        L’humanité n’est pas prête à sacrifier un « mieux » à court terme contre sa survie à moyen terme.
        Nous pourrions prendre aussi l’exemple de l’énergie.
        Un de vos tableaux nous rappelle que l’humanité extrait et consomme 95 Millions de barils par jour, en croissance constante, malgré les COP xx, les engagements, les grand-messes et les grandes promesses.
        En France, vous et moi, un Français moyen, consomme environ 30 000 kWh d’énergie finale par an toutes énergies et tous usages confondus, environ 50 000 kWh par an en énergie primaire.
        Remettre cette consommation énergétique en cause, ce serait non seulement limiter nos trajets en voiture, mais ce serait aussi se chauffer moins, manger moins, moins de viande, faire pousser autrement, désherber à la main, renoncer aux produits manufacturés, à l’industrie pharmaceutique, à la techno médecine, renoncer à Internet …
        Ici non plus, l’humanité n’est pas prête à sacrifier un « mieux » à court terme contre sa survie à moyen terme.
        Nous pourrions parler aussi des 7,6 milliards de Terriens qui rêvent de vivre à l’occidental, dont les classes moyennes montantes « s’élèvent » rapidement, accèdent à la consommation ostentatoire, au tourisme de masse et viennent gonfler la masse des destructeurs, pollueurs, énergivores …
        Malheureusement, les carottes sont cuites.
        Votre initiative, comme d’autres, aurait pu avoir du sens, quand j’étais petit, quand le monde comptait 2 milliards de Terriens, mais là, aujourd’hui, désolé il est trop tard. Il ne nous reste qu’à attendre l’effondrement et la disparition de 80 ou 90% de l’humanité.
        80 ou 90%, c’est si nous avons de la chance, c’est-à-dire si l’écroulement survient suite à un écroulement systémique en cascade, parce que si l’écroulement survient suite à un hiver nucléaire, ce pourrait être 100% de l’humanité qui disparaitrait.

        Aimé par 1 personne

      2. SIFAOUI

        « un coup de frein » ne veut rien dire. C’est même contre-productif. Prenez le train à Paris pour Strasbourg. Avec Nicolas Hulot, par exemple, ou Maud Fontenoy. A mi-chemin, vous vous rendez compte que le train se dirige vers Brest. Que faites-vous ? Vous demandez au chef de train de faire RALENTIR le train – comme le conseille Nicola Hulot et Maud Fontenoy, ou vous lui demandez de stopper le train afin que vous puissiez en descendre et prendre le train qui va réellement à Strasbourg ? Car, en seulement freinant, vous arriverez moins vite à Brest mais vous y arriverez. Pas à Strasbourg.

        J'aime

      3. Le coup de frein est une image, car actuellement on aurait tendance à accélérer dans beaucoup de direction faussement écologique. Donc arrêtons-nous pour choisir des objectifs réellement écologiques, qui regardent très loin dans l’avenir, en terme de siècles et non d’élections ….

        J'aime

    2. SIFAOUI

      Décroissance ne signifie en rien « écroulement de l’humanité ». Ce sera extrêmement difficile, bien enetndu, car nous sommes déjà allé bien trop loin dans l’exploitation de la planète, des animaux, des végétaux (et des hommes). Mais si nous continuons à vouer à la Sainte Croissance l’adoration qui est encore aujourd’hui la nôtre… ce sera pire. La décroissance est la maîtrise de nos modes de vie; la croissance aboutira à la rupture dramatique et soudaine de nos existence.. C’est si nous continuons à croire dans la croissance, le progrès et la technologie (celle par laquelle précisément nous sommes là où nous en sommes !), que « nous retournerons à la préhistoire » comme on nous l’oppose souvent, pas en décroissant.

      J'aime

      1. Bertin

        Sifaoui, pourquoi parlez-vous de « retourner à la préhistoire » ? Personne n’a dit ça.
        La croissance c’est l’assurance de rencontrer le crash au bout de la trajectoire actuelle, au bout de la grande accélération.
        Les questions de réchauffement climatique, de disparition de la biodiversité, et de l’ensemble des autres atteintes à notre support de vie, présentent des caractéristiques qui les rendent impossible à être pris en charge politiquement :
        – Ils sont mondiaux, alors que la gouvernance ne l’est pas.
        – Il sont le résultat, le produit, de tout ce que, par ailleurs, l’on recherche, tout ce que l’on promeut : Croissance, développent économique, développement des échanges, des transports, du tourisme de masse …
        – Leurs manifestations dommageables, concrètes, restent difficiles à se représenter pour la plupart des gens, même les mieux intentionnés, les dégradations sont progressives, éloignées dans le temps, diffuses dans l’espace …
        – Il existe un déphasage géographique et temporel entre les changements qu’on pourrait demander — les « efforts » — et les bénéfices de ces efforts
        – Etc etc …
        Ça va donc se terminer très mal, par le grand écroulement de la civilisation qui, malheureusement, nous fait vivre autant que nous la faisons vivre.
        7,6 milliards de Terriens, nous tous, pris comme Humanité, avons construit une civilisation mondialisée, inégalitaire, interconnectée, entièrement basée sur la fuite en avant et le toujours plus.
        Une civilisation que l’on haït mais que l’on adore également, parce qu’elle nous fait vivre.
        Tel un cycliste, si nous arrêtons de pédaler, nous chutons.
        Le choix qui nous reste est le suivant :
        Soit poursuivre la fuite en avant et nous écraser contre le mur.
        Soit arrêter la fuite en avant, enrayer la mécanique infernale, et, dès lors, précipiter la chute du système que nous faisons vivre … MAIS qui, également, nous fait vivre.
        Il faut se rendre à l’évidence, les carottes sont cuites.
        Il aurait fallu y penser avant, il y a 70 ans, quand nous n’étions encore que 2,5 milliards.
        Trop nombreux, trop inégalitaire, trop chaud, trop interconnecté, trop complexe …
        TROP TARD !

        J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s