Le RMU, premier pas écologique

La spirale de la dette :

L’argent est à l’économie ce que l’huile est à un mécanisme, un moyen de faciliter les échanges, dont la quantité doit être ajustée pour éviter la récession ou l’inflation. Or les gouvernements ont abandonné la création monétaire aux banques privées, et s’endettent avec intérêt ce qui n’existait pas avant 1973, créant un effet pervers redoutable dont l’économie financière profite au détriment de l’économie réelle, et surtout de l’écologie. Depuis que l’extraction de l’or n’augmente plus la masse monétaire, les banques privées le font par des prêts (une ligne d’écriture, «fausse monnaie») dont l’argent est détruit après remboursement.

Par contre l’intérêt à payer est inexistant dans la masse totale d’argent, il devra être trouvé ailleurs, vers d’autres pays, commerce extérieur, production «compétitive», ou un autre prêt, mais il y aura toujours au final une autre dette pour payer l’intérêt, qui rendra encore plus esclave du système. Dit autrement, le capital remboursé, il faudra l’argent des intérêts, et donc ceux-ci se rembourseront toujours par une dette. Ce système est celui de la carotte devant le museau d’un âne, qu’il ne peut jamais attraper, et dans cette course vaine pour rembourser la dette, elle oblige à un affrontement économique des uns contre les autres, sachant que les perdants paient les intérêts des gagnants.

On voit sur ce graphique que les intérêts croissants font la dette, et si la banque centrale avait prêté sans intérêt, on n’aurait rien emprunter pour l’intérêt, donc du budget pour investir. Rémunérer l’argent induit une obligation de croissance pour trouver l’intérêt en plus, or l’économie doit prendre conscience que les règles du passé ne s’appliquent plus dans un monde où les nombres sont devenus exponentiels, et que la réalité terrestre ne peut plus fournir la contrepartie de l’argent créé par les banques ou de l’intérêt à trouver, surtout quand celui-ci nourrit des fortunes monstrueuses et fait tourner une économie dette en une énorme spirale croissante. Inventons une économie circulaire, où l’argent restera proportionnel au nombre d’humains, avec moins d’inégalités et l’écologie sera possible, car de plus en plus tôt chaque année les ressources de la planète sont épuisées pour rembourser l’intérêt.

Tous les pays du Monde paient des investisseurs (spéculateurs) pour avoir le droit de vivre. Le système oblige à gagner plus ou à dépenser moins, et souvent à restreindre les dépenses de l’état au détriment du bien vivre des peuples, en obligeant au travail, et à l’exploitation illimitée de la planète très loin de l’écologie, c’est à dire du respect de la faune de la flore et des humains.

«Il est primordial que les personnes qui se veulent écologistes se posent la question de la légitimité d’une dette qui encourage une exploitation accrue de la nature et de la main-d’œuvre».

En 40 ans, la France a payé 1.641 milliards d’euros (et s’endette 2438M€ en 2020, budget 390 M€) et avec tous les états du monde maintient un système de «Shadock» où le peuple pompe une dette qui augmente et fait vivre un système qui n’hésite pas à oublier l’éthique et la morale en commerçant avec des dictatures (vente d’armes) tout en les critiquant (et engendrant la corruption), et n’agit pas pour l’écologie.

Cette course en spirale pour payer un intérêt qui croît, oblige à exploiter la planète, la faune, et les uns contre les autres, à exporter pour faire payer. C’est une course absurde et sans fin qui n’a qu’un but, enrichir 1% du Monde toujours plus riche, et 4-5% qui sont à leur service.

Ces 1.641 milliards ont été payés par toutes les restrictions budgétaires qui lors du covid19 ont coûté la vie à des milliers de personnes, il y a une économie qui tue, trouvons les responsables?

Ce système économique exporte pour gagner plus, ou réduit le budget des administrations, privant celles-ci de moyens et d’effectifs. Le nombre de morts Covid19 est lié étroitement au nombre de lits de soins intensifs et de l’organisation de la santé dans les pays, et au coût des soins qui excluent des malades.

Les états sont doublement dépendants des entreprises délocalisées, et des pays producteurs à bas salaires qui polluent à leur place et oublient les droits humains (la France utilise 20-35% de médecins étrangers sous-payés). Ce système libéral «dit performant» a engagé plus de 230 recherches sur le vaccin du Covid19 toutes faîtes dans le secret (pour un gain maximum si succès), mais combien de dizaines de tests négatifs identiques cause de perte de temps, d’argent, et de vies, alors que si tous les labos s’étaient unis, avaient distribué des directions de recherche, mutualisant les résultats de chaque essai, on aurait trouvé bien plus vite un vaccin efficace à 100%. C’est plus de 93 M€ que les états ont dépensé en un an pour les vaccins Covid et ils sont toujours dépendants des laboratoires.

Le Monde, ou l’Europe doit mettre en place une recherche publique pour échapper à l’emprise du marché qui condamne à mort ceux qui n’ont pas les moyens, et délaisse la recherche de médicaments pour les maladies orphelines ou des pandémies. On voit que certains domaines manque d’une surveillance mondiale et que les manipulations folles des humains sont plus dangereuses que le nucléaire, Il y a des domaines qui ne devraient pas être privatisés.

Toujours pour ne pas pénaliser les entreprises (au nom du travail) et sous le poids des lobbies, les états mettent la vie des gens en péril, en ne traitant pas les problèmes, l’amiante est l’exemple le plus parfait où la France l’interdit en 1997 après hésitations,alors que le Canada continue sa production jusqu’en 2018, mais depuis des millions d’enfants fréquentent 75% de collèges et lycées contenant encore de l’amiante et malgré des jugements (qui trainent en longueur) le problème est toujours là. De même on ne met pas assez de contrôles sur le marché mondialisé qui permet l’esclavage, la pollution et des produits alimentaires dangereux, toujours par manque de budget et non taxation des fortunes, pour elles on invente l’impôt qui rapporte, puisqu’au lieu de payer elles peuvent investir dans des entreprises et donc récupérer quelques dividendes (qui sont moins taxés IFI).

L’indépendance de l’Europe dépend de relocalisations d’entreprises qui sont internationales, aux mains de fonds spéculatifs et qui n’ont qu’un seul pays, la bourse où chaque acteur veut plus, sans tenir compte des ressources, de l’énergie, du coût écologique et humain, les gouvernements hélas, sont nus (ou complices) par rapport aux entreprises multinationales. Le futur nécessitera un rationnement énergétique, donc moins de travail, aussi il faut contraindre les entreprises à partager l’emploi, et au lieu de les financer pour induire ces changements, pourquoi ne pas mettre en place des entreprises d’états en concurrence qui adoptent toutes les nécessités de l’écologie.

En fait, tous les politiques (verts compris) ne contrôlent plus rien, la planète est creusée sans inventaire et sans gestion mondiale des ressources, les produits sont conçus sans comptabilité mondiale des stocks (on extraie…) sans juger de leur impact écologique, et en oubliant leur recyclage, les gouvernements spolient les générations futures sans voir plus loin que la durée d’une législature, et après eux, le déluge. Vous voyez une entreprise sans magasinier pour gérer les stocks, la planète est sans gestionnaire mondial … Aucune auto-régulation n’est possible à cause de la compétitivité qui pousse toujours à la sur-consommation de la planète.

Dans ce libéralisme aux moyens colossaux par rapport aux siècles passés, quelques riches peuvent s’approprier (corruption aidant) des ressources qui s’épuisent de plus en plus (cuivre, eau) et condamner les plus pauvres à la mort. On consomme sans compter, le pétrole, les terres rares, pour faire vert on remplace des cultures par des champs photovoltaïques, on construit des voitures électriques sans savoir si on a la matière première pour dépasser le milliard, mais si les bourses grimpent, et que le 1% y retrouve ses dollars,… pourra-t-on changer ¼ du parc éolien tous les 25 ans en les recyclant, ce n’est pas grave, l’emploi et la dette priment,… pour quelques emplois, on part dans la 5G alors que de plus en plus d’humains sont condamnés à l’écologie forcée, car chômeurs et pauvres.

La dette du Monde croît plus vite que la sur-exploitation de la planète pour la rembourser. Ce graphique illustre l’absurdité de ce système, qui tue la planète, mais surtout beaucoup d’humains. Le graphique sur la fortune du 1% prend étrangement la même pente que la dette, est-ce qu’il payera pour gérer le recyclage de ses productions et la pollution qu’il a généré, et après s’être incliné devant la noblesse durant des siècles, allons-nous continuer à nous incliner devant le capital et lui payer «un droit d’exister».

Où est l’argent :

La masse d’argent dans le Monde est immense, mais l’économie réelle n’utilise que de 1-4%? de celle-ci, le reste est dans le système financier. Le capital des 2153 milliardaires du monde correspond à 12% du PIB 2019 Monde. A cette masse d’argent financiarisée, nous ajoutons nos économies, nos assurances, nos mutuelles, nos retraites, et toutes les provisions d’entreprises, mais aussi les dividendes versés aux actionnaires, les dettes pour rachat d’actions, ou d’acquisitions /fusions (1.828 M$), ou les procédés de trahison ou désertion fiscale qui finit dans les paradis fiscaux et que nous citoyens, payons.

Les fusions d’entreprises détruisent la concurrence, se moquant des nationalismes (et gouvernements), privilégiant une finance mondiale sans contrainte, où les relocalisations prônées par les politiques seront subventionnées sans plus d’emplois (le profit d’abord). Les pays entretiennent d’abord le moteur économique qui enrichit le capital au détriment des humains et de l’avenir des jeunes en étant exploité sans considération.

Le système monétaire est à la société ce que le système sanguin est à notre corps, il permet les échanges d’oxygène grâce aux globules rouges avec toutes les cellules de notre corps, leur nombre est régulé pour éviter l’anémie ou l’hypertension, sans cela nous risquons la mort. Si le corps appliquait le système dette, il emprunterait du sang dès la naissance, à rembourser avec intérêt,… grâce à d’autres emprunts, là, des docteurs économistes hésiteraient entre saignées et perfusions, jusqu’à notre mort, qui nous libérerait de la dette. La banque détenant tout le sang possèderait aussi notre vie, comme la finance détient à travers la dette notre démocratie via les agences de notation, et oblige les gouvernements (complices?) à nier les besoins des peuples, et pour un «AAA» ils transforment une presque démocratie en quasi dictature pour un avenir très sombre. Le vêtement, 2éme secteur polluant du monde, où la sur-consommation entretient l’esclavage, et la pollution chimique. La 5G et les objets connectés rendront obsolète l’existant ruinant l’écologie par plus de consommation, porte ouverte aux attaques informatiques, et outils à une future STASI, quand à l’emploi, entre robotique et IA, les gains de productivité dés-emploieront ou soumettront l’homme à la machine, dans une chaîne de sous-traitance (ou d’esclavage), les entreprises piétinant toujours plus les législations.

Quand la planète «corne d’abondance» sera vide, les milliards d’actions cotées, vaudront zéro, taxons-les avant et organisons le freinage, sinon, il se fera dans la douleur avec des millions de morts (migrations, famines, guerres, révoltes, retraités pauvres, etc…). L’économie (voitures électriques, 5G, 6G déjà, etc.) guide le futur qui oublie les besoins élémentaires des peuples.

L’acceptation de certains principes, comme la retraite par capitalisation, est une aubaine pour les spéculateurs, car chaque mois un pourcentage de la masse salariale va acheter des millions d’actions qui ne correspondent à aucune émission, celles-ci transitent de main en main et forme une bulle spéculative (malgré un PIB en berne pour Covid19), et perdent comme au début 2020 entre 16.000 et 25.000 milliards de dollars (soit 2-3 fois la masse de l’économie réelle).

L’affaire Gamestop (voir vidéo 8’30) montre comment des fonds de pensions (en chaînes complexes) spéculent avec des millions d’actions louées, les vendent, les rachètent moins cher, et les rendent avec bénéfice, sauf que là, le prix est tellement monté que le fond a perdu plusieurs milliards pour rembourser sa location. Ces paris financiers se font aussi sur des aliments de base, et tuent des millions de gens par les famines qu’ils génèrent. Les banques centrales soutiennent la finance, par milliers de milliards de QE (assouplissement quantitatif) oubliant les peuples, pour permettre aux banques privées de prêter, ce qu’elles font,… en prétant aux états (inventant le mouvement perpétuel capitaliste), pour le bonheur des bourses qui battent un record de valeur. On maintient un système dette pour une finance casino complexe qui ne sert plus l’économie.

L’état rachète les créances douteuses des banques (Subprimes), mais n’aide pas les gens (3,6 millions) qui s’endettent auprès des banques pour survivre (faute de salaires corrects), et les banques les achèvent avec des frais d’incidents qui tournent autour de 6,5 milliards. En fait l’argent de la dette, fabriqué avec boulimie par les banques, est plus important que leurs fonds propres, et ne garantit plus les futures dettes, le système dette s’écroule sur lui-même, mais on continue, quand à l’écologie…

Les partis (écologiques ou non) sont complices de ce modèle économique qui détruit le Monde, et les écologistes plus encore sont des imposteurs ou des incompétents en y adhérant, il nous mène à la fin de l’humanité, la gestion du monde est notre plus grand défi? (Jean-Marc Jancovici explique le problème que tous les gouvernements éludent, à écouter).

Le Revenu Minimum Universel :

Le premier geste pour limiter l’impact écologique, et de travailler au juste nécessaire, d’arrêter une production effrénée, parfois inutile, où le travail est rendu obligatoire pour vivre (mal), et pour entretenir une économie qui consomme de l’énergie (publicité, finance, armement, transport, etc…), où l’humain est souvent exploité et met sa vie en danger, et n’est pas écologique. Les gouvernements et les banques font vivre ce «casino» avec de l’argent fictif, qu’ils concentrent sur le 1% le plus riche, dont quelques milliardaires profitent de façon éhontée pour s’enrichir sans transpirer plus, en bafouant la démocratie.

Il faut donner à chaque humain du monde un revenu minimum inconditionnel à vie, équivalent SMIC du pays (en remplacement d’aides misérables), pour se nourrir, se loger, se vêtir, et permettre à tous les d’humains de vivre simplement. Il doit être gérer par un organisme mondial et être universel pour éviter des migrations économiques, complété éventuellement par un salaire.

A ceux qui pensent que ce revenu inconditionnel va enchainer l’humain, qu’ils trouvent un retraité, parmi la quinzaine de millions qui, sauf petite retraite, veut se libérer par le travail (VW va enchaîner au chômage des milliers de salariés). Ils font vivre des milliers d’associations et donnent leur temps sans compter, pour pallier souvent aux carences de l’état. Au contraire, ce revenu permettra de négocier son salaire aux entreprises, de refuser les boulots minables où l’homme est exploité ou commandé par la machine, ou livrer seul au néolibéralisme et à l’ubérisation. Pour certains secteurs non satisfaits, il faudra mettre en place un service civique de jeunes (assistance aux personnes, agriculture, etc…).

Pour inciter à une baisse démographique (et éviter tout trafic) seuls deux enfants mineurs par femme donneront droit à ce RMU, et obligera à leur scolarisation, et offrira tout au long de sa vie la possibilité d’étudier et de se former.

L’argent existe pour fournir ce RMU mondialement car la finance manipule une masse d’argent 100 fois plus grande que la masse salariale du monde, qui en 12 mois fait le PIB, et on voit que les états n’hésitent pas via les QE à racheter les dettes pourries des banques, argent dont on ne voit jamais la couleur. Les états peuvent créer cet argent, et générer un an de RMU, puis maintenir cette masse les années suivantes par des impôts. Il remplacera la retraite (parfois insuffisante) complété par une épargne salariale.

Si ce revenu est assuré et pérennisé par tous les pays, les milliards d’épargne liés à l’incertitude de ce monde (Covid19) seront utilisés sans retenues (peut-être au service de l’écologie), car l’écologie doit libérer, et ne pas être punitive. On pourra baisser production et consommation sans créer de pauvreté.

Les économistes ne voient que le dollar, oubliant la planète et l’humain, Gaël Giraud explique qu’en 1972 le rapport Meadows prédisait l’effondrement écologique (mais pas le CO2) rapport très vite enterré.

Le cercle magique :

Il y a quelques années on m’a proposé d’acheter 10€ une liste de chaîne d’argent (le cercle magique) de 12 noms et adresses. Le principe est simple, on recopie deux fois (au moins) les 11 derniers noms /adresses et en 12éme ligne on met son nom /adresse. En vendant ces recopies, le nom, que vous n’avez pas repris, recevra les 10€ de la 1ére vente, les autres ventes seront pour vous, donc vous ne perdrez rien et poursuivrez la vie de la chaîne.

Si les acheteurs de vos listes perpétuent le système, chacune recopiée 2 fois, votre nom passera en 11éme position, et de vente en vente, à chaque multiplication par 2 vous monterez d’une ligne pour être à un moment en tête (théoriquement) de 4096 listes, dont chaque vente, vous rapportera 10€ soit, 40.960€. Ce principe mathématique est vrai vous pouvez le vérifier, c’est la croissance et la confiance qui sont à la base de la réussite du cercle magique, comme l’économie libérale.

Si vous achetez cette liste, c’est que vous êtes le pigeon étalon, idéal pour se faire plumer, pourquoi ? Chacun regarde sa position personnelle et étroite, et oublie que si la liste achetée a été multipliée par 2 depuis le premier nom, il y a 4095 autres listes comme vous qui, recherchent 4096 acheteurs, soit 16 millions de listes à vendre, s’ajoutant au 16 millions (moins 1) de listes déjà achetées,… ou peut-être plus, 32 ou 64 millions. La théorie bute sur les limites de la réalité, c’est ce qui se passe pour l’économie néolibérale envers la planète, mais voyez-vous le côté cercle magique,…

Si 12 personnes autour d’une table, listent ce tour de table dans le même sens, chaque participant sera cité sur les 12 listes à une position différente, de la ligne 1 à la 12. Le cercle magique en vendant ces listes fera rayonner des arborescences où des pigeons feront gagner 10, 20, 40€, etc. à chaque participant du cercle magique.

De la même façon le discours néolibéral promet l’égalité des chances (grâce à quelques exceptions), et à Davos le 1% (cercle magique) vous propose ce miracle capitaliste, du ruissellement, de la croissance infinie, et verte (dans un monde fini), de la nécessité de rembourser une dette trou noir qui absorbe plus que la croissance, et surtout la connivence des gouvernements au service des élites économiques qui mettent en place des moyens de surveillance des peuples considérables, mais incapables de mettre fin à quelques milliers de hors la loi du cercle magique qui migrent avec leur fortune dans des paradis fiscaux.

Dans ces deux siècles, le capitalisme existe grâce à l’exploitation sauvage des peuples (esclavage, colonialisme, ou grâce à l’armée) exploitant la planète sans retenues pour s’enrichir avec cupidité. Faute de nouveaux marchés, les entreprises se phagocytent les unes les autres, ne produisent plus pour le juste nécessaire, mais pour plus de rentabilité et de profit, engraissant des consommateurs de produits plus ou moins inutiles, pour mieux les exploiter par le cercle magique où, la connivence des élites économiques et politiques telle la noblesse d’antan, fait vivre une économie qui bute sur l’impossibilité matérielle de réaliser cette croissance infinie que ses règles exigent, car si on peut abuser les peuples, on ne peut tricher avec la réalité, la planète n’est pas une corne d’abondance infinie, et les prix Nobel d’économie (au service du 1%) donnent de la respectabilité à une pseudo science qui fait la promotion d’une chaine de Ponzi et d’un grand casino, qui permet de transférer de l’argent de milliards d’humains, à une poignée d’autres: au cercle magique. Il n’y a qu’un mot à dire :

Nouvelles contraintes :

Les propositions technologiques (enterrer le CO2, énergie verte et autres élucubrations) ne freinent rien, bien au contraire elles confortent la compétition économique. Le prix du carbone pour faire payer les pollueurs doit être imposé par les gouvernements et augmenté tous les ans, et non laissé à un marché, cette taxe doit être payée par les actionnaires, car c’est pour eux que les entreprises polluent. Tant que l’économie fonctionnera sur un mode compétitif (toujours plus de dividendes), il faudra choisir entre écologie et dividendes, entre juste nécessaire et croissance économique.

L’objectif primordial de l’humanité, au vu de ce dessin, est de réduire notre impact sur la planète et de maintenir ce régime de croisière durant des siècles, les technologies écologiques (déchets, cultures bio, énergie verte, véhicules verts, etc…) sont des objectifs secondaires, car en priorité chaque humain doit pouvoir vivre au ralenti en économisant l’énergie, par moins de travail et réduire son impact par 2 à 10 (voir plus parfois) d’où un RMU pour tous, car la pandémie avec moins d’économie entraînera plus de pauvres (plus de 10 millions ont moins de 1000€ par mois) qui, pour un salaire de survie s’offriront à n’importe quelles entreprises sans éthique écologique.

Globalement les gouvernements ne prennent pas les mesures pour réduire notre économie au-delà de 50% (au moins 80% pour l’Europe), et respecter les possibilités de la planète. Le problème s’est créer en 70 ans, mais 4-5 siècles d’un mode de vie réduit ne suffiront pas pour que la planète retrouve ses capacités des années 1950, or le Covid a démontré que la pauvreté explose, et sans RMU, elle va déclencher des révoltes, ajoutées aux autres catastrophes prévisibles, la montée des océans, la perte des ressources halieutiques, les différentes inondations et sécheresses, les guerres pour l’énergie qui font la fortune des marchands d’armes, l’absence d’une force internationale (gendarme du Monde) permet à certains de s’assoir sur l’écologie, et de narguer les autres pays.

Les plus riches et en particulier les milliardaires vivent leurs phantasmes en ignorant le monde, avec la complaisance (voir bénédiction) des gouvernements, avec 2-3 dons (défiscalisés) ils échappent à toutes les contraintes.

Il faut mondialiser les ressources qui appartiennent à tous les pays et à tous les humains, et non au pays sur lequel elles sont (ou au milliardaire qui les achète) une organisation mondiale doit gérer ces stocks et l’extraction de ces ressources à très long terme et répartir des quotas à chaque pays. Et bien sûr, revoir le modèle économique pour qu’il serve l’humanité, limite les injustices et aide à rester dans une éthique écologique où le mot respect est essentiel.

Les entreprises entretiennent un gavage consumériste par des soldes perpétuelles, avec des employés-esclaves ou chinois, qu’il faut libérer de cette exploitation. Pour compenser la baisse de la consommation elle supprimeront des emplois et une partie de la masse salariale. Le RMU peut être l’amortisseur qui maintienne une économie du juste nécessaire, emplois pour nous nourrir, nous soigner, et maintien des métiers sociaux. La compétition économique diminue la masse salariale et donc les PIB, elle crée un désert économique que le RMU peut restaurer, les USA ont le meilleur système de santé, mais beaucoup d’américains n’ont pas les moyens d’en profiter.

Les gouvernements actuels mesurent au million près les aides sociales et ne mettront pas en place ce premier pas, ils sont trop imprégnés d’économie compétitive et de croissance, et sa mise en route par un pays peut nuire à la pensée capitaliste et sera combattue par tous les lobbies et les états, car tous les pays sont interdépendants de ce néolibéralisme, sauf si un ensemble de pays met cela en route (L’Europe?).

Les mouvements écologiques unifiés doivent demander ce RMU qui permettra de vivre au ralenti, et expliquer aux gens la nécessité de ce ralentissement, et surtout cesser les pétitions et marches qui créent des crispation inutiles par des confrontations policières.

La production électrique est à la limite, manifestons sur ce réseau pacifiquement en faisant sauter les plombs par une surconsommation de ¼ d’heure, programmée à un jour et une heure donnée, et comme un frein d’urgence, allumons tous nos appareils électriques les plus gourmands pour stopper l’économie qui tourne contre le monde et les peuples, et demandons un RMU pour les 7,8 milliards d’humains, et si les gouvernements sont sourds répétons cette manifestation chaque semaine.

Les gouvernements n’ont pas d’excuses ils mettent les peuples au service de l’économie au lieu du contraire, il est urgent d’agir et de les forcer à regarder les peuples plus que les entreprises et leur compétition sur les marchés boursiers. Il y a beaucoup d’autres mesures mais répondons au plus nécessaire, simplement vivre avec:

un revenu minimum universel.

Mise à jour le 29/03/2121.

3 réflexions sur “Le RMU, premier pas écologique

  1. Valentine Quintin

    « Les mouvements écologiques unifiés ». Soit, mais pas eux seulement ni ceux labellisés comme tels.
    Un type comme Jadot par exemple n a cure de tout cela il est à fond pour le maintien des traités européens. La France Insoumise qui en revanche est prête à en sortir est beaucoup plus écologiste, avec leur règle verte et un vrai programme pour l appliquer.
    Donc demander un RMU, il faut en déterminer les modalités pour ne pas se priver de la « recette » des cotisations sociales. ( voir le salaire à vie de Bernard Friot).
    Unifier tous les mouvements de nos sensibilités ne sera pas suffisant.Il faut élargir à ceux ayant un socle politique commun qui est une refonte totale et mondiale du système .
    Merci pour l analyse sinon.😉
    VQ.

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  2. LUCE

    Merci pour cette analyse un peu complexe tout de même. Quelques réflexions.
    **La quantité d’eau est constante : ce sont les besoins qui augmentent. Il n’y a pas « épuisement », mais répartition (inondations-sécheresse…) OK pour le cuivre lié à l’électricité, l’électronique… 35 à 40 ans de disponibilité en principe…Fonçons dans le tout numérique…!
    **Je n’était pas « chaud » pour un revenu automatique attribué d’office , mais les conséquences du covid le rendent nécessaire : un filet de sécurité égal au smig. Un RMU mondial est beaucoup plus compliqué. A terme il devrait être le même partout , avec quelque transfert de
    monnaie=risque de corruption, d’accaparement. Avant ici , il faut supprimer la fausse monnaie , réduire la production de valeur et la répartir équitablement. On sera beaucoup moins « riche » .Ensuite transférer ailleurs un surplus…
    **Le problème n’est pas seulement celui posé par le 1% + 4 ou 5 % mais par les 60% env. qui
    consomment trop et font masse. Ils soutiennent souvent les 6% et le capitalisme.
    Il n’y a pas d’écologie forcée : c’est un choix . Et chômeurs et pauvres consomment beaucoup moins mais pas forcément « écologique ».
    **Le scénario « B.A.U. » -à peu près la trajectoire suivie jusqu’ici- de World3 MEADOWS -rapport au Club de Rome 1972  » « Les limites à la croissance »-  » prévoit » un effondrement -pas tout en même temps- vers 1930-35…
    **Les « verts » sont pour le capitalisme vert …Pas la France insoumise. Est-elle plus écologique
    pour autant ? La « règle verte » a été « inventée » pour être opposée à « la règle d’or » pour l’équilibre des finances publiques. Elle consiste à « Ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer ni produire plus que ce qu’elle peut supporter. » (laec.fr) . La nature peut reconstituer le vivant : i’ intégrité des sols , les forêts, le vivant (photosynthèse…qui peut d’ailleurs être perturbée par le réchauffement ) , mais pas les minerais , les métaux qui sont 80%
    de la base de la société industrielle moderne. Et les « Insoumis » y tiennent. Voir « Face au déclinisme » : la mer , l’espace , le numérique. Essor universel . la « règle verte est « oubliée » !
    Et Mélanchon – le 12 janvier 2012 A2 Des paroles et des actes – souhaitait que l’humanité réalise son vieux rêve: l’immortalité. (Sans penser aux conséquences…!!!)
    Le transhumanisme n’est pas écologique du tout !
    Bien cordialement.
    luce.roger@bbox.fr

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  3. LUCE

    « Le RMU premier pas écologique »
    Le réclamer peut être « écologique » , en montrant l’abîme des inégalités de consommation.
    Les « RM » nationaux établis devraient s’égaliser …à terme en un RMU.
    Le problème principal , c’est l’imaginaire « occidental » (bien partagé à présent ) : l’esprit de conquête (de parts de marché , de l’espace…) , la « chrématistique » (Aristote) : augmentation de la possession , de la richesse -toujours plus- qu’il distinguait de « l’économique » , la « science » économique en dehors des réalités biologiques et physiques, bases de l’activité économique…
    Les mentalités évoluent…lentement , avec une certaine accélération depuis qq années. Mais il y a « intox » avec la voiture électrique qui émet moins de CO2 pendant toute sa vie , mais dont la fabrication exige plus de matériaux (cuivre…métaux rares) et qui est globalement plus polluante. Sans parler de l’avion à hydrogène. Se débarrasser de la mythologie moderne : Le Progrès , le développement (fut-il qualifié de « durable ») et sa croissance …
    Le climat n’est qu’un symptôme de la société industrielle…Il faut tout considérer.
    luce.roger@bbox.fr

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