La planète nourrit le capital

Démographie :

     L’homo-sapiens a concurrencé Neandertal il y a 50.000 ans et depuis on estime que 100 milliards d’humains ont vécu sur terre avant l’année 1800, année où la terre atteint son premier milliard d’humains vivants. Le poids écologique moyen avant cette année a été de 0,2 milliard d’humains par siècle, passant à 3 milliards pour le 19-20éme siècle, il dépassera 7 milliards après 2000. Le tableau suivant montre que la terre devra faire vivre 100 milliards d’humains en 10 siècles, autant qu’en 500 siècles mais avec un impact énergétique pour l’instant 5 fois plus important qu’en 1800 (de 305Mtep à 9242Mtep pour 6 milliards d’humains). Les dégâts écologiques qui s’accélèrent ont été causés par la partie bleu ciel du graphique, laisserons-nous assez de catastrophes aux générations qui suivent en bleu foncé (et peut-être rouge).

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     Seuls les pays développés (25% des humains) ont consommé cette énergie soit 20 fois plus qu’au 19éme siècle, or la Chine et l’Inde (nos producteurs / pollueurs) veulent rejoindre ce niveau de vie, ce qui est normal, mais doublera les émissions de CO2 cause du réchauffement climatique et fera monter le niveau des océans au-delà d’un mètre après 2100

     Les différentes COPxx ne reconsidèrent pas notre mode de vie et ne proposent aucun ralentissement de notre production/consommation, mais une accélération via des technologies énergétiques soit-disant écologiques sans analyser les besoins et stocks pour peut-être 10 milliards d’humains et des siècles futurs, or la demande en matières premières minérale grossit sur cette terre surpeuplée, la faune disparaît par réduction de son habitat, par déforestation au profit de villes, cultures, d’industries polluantes. Le modèle économique néolibéral fait de la copropriété «Terre» un terrain de compétitivité où les pays font une course aux matières premières qui crée des tensions entre eux, on s’enferme derrière des frontières, on érige des murs, des régions réclament l’indépendance, les individus deviennent égoïstes, et on vit les uns contre les autres alors que nous devrions tous collaborer à la sauvegarde de la copropriété «Terre» car c’est notre seul cadre de vie et celui de nos enfants à des années lumières. La disparition des insectes est le premier maillon de la chaîne qui permet la vie des nombreuses espèces plus importantes, or pour des raisons de compétitions et une pression des lobbies les gouvernements ne veulent pas remettre en cause le mode d’agriculture intensive.

     Cette économie profondément inégalitaire, crée des exclus par dizaines de millions, et des migrants victimes de misère, guerres, famines ou catastrophes écologiques (ex. IRMA, incendies) qui fuient une mort assurée. Deux catégories de gens sautent les frontières, les pauvres pour fuir un enfer, et les riches pour vivre dans un paradis. La finance mondialisée est un pays à elle seule avec les banques comme postes frontières qui taxent les pays et les citoyens par tous les moyens (subprimes). Les politiciens ne dominent plus rien, soit ils appartiennent au 1% le plus riche, soit au nom d‘une idéologie économique, font vivre des restrictions qui sont la cause de nos problèmes et des tensions dans une planète en ébullition où le budget militaire monde pèse 2,2% du PIB mondial (soit 1.686 M$ et 267 M$ contre la pauvreté), on nous dit, il n’y a pas d’argent,… faut voir.

Economie :

     Voici une estimation de la masse d’argent du monde in-chiffrable à 1 KM$ (mille milliards) près.

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    Le PIB de 77.328 M$ (milliards de dollars) pour le monde en 2016 mesure l’économie, en fait c’est le résultat d’une masse salariale de 6.444 M$ (économie réelle) circulant 12 mois, quand la masse dette mondiale se situe à 226.000 M$ en 2016, argent créé par les banques qui devrait circuler dans l’économie réelle mais se retrouve financiarisé (titrisation, spéculation, intérêts), dette liée au privé pour les 2/3, et surtout aux entreprises (124% du PIB en France et 90% le public) qui rachètent des concurrents avec effet de levier (et restructuration d’emplois…) pour épargner le capital des actionnaires ou payer directement les dividendes. Les banques créent plus de dette (subprimes) pour plus de profits et l’économie mondialisée, tout comme le CO2, étend le problème d’un pays sur toute la planète avec un effet dominos et au final les états (les citoyens) paient le libéralisme de certains, et transforment la dette privée en publique (France, Espagne, Italie). La dette du monde représente le poids de la surconsommation due au néolibéralisme, et pour la rembourser les états coupent dans les budgets de leurs administrations au profits des entreprises (et du capital).

     Il faut rajouter le capital en bourse «Depuis mars 2009, le marché action mondial a plus que triplé, la tendance de long terme demeure haussière et rien ne semble arrêter le courant acheteur.» qui est passé en 10 ans de 33.000 à 93.000 M$ (+278%) j’ai retenu 85.000M$ qui ont rapporté un dividende mondial de 1.200M$ (pour le monde, la masse salariale 6.728M$ en 2017 / les dividendes 1.369M$ en 2018 donne un rapport de 20%), inflation boursière encouragée par des cadeaux, qui crée une déflation de l’économie réelle. Dividendes et bénéfices ne suffisent pas, car les plus riches évitent taxes et impôts, la fraude et optimisation fiscale évadent 2.000 M$ par an, au fil des ans 32.000 M$ chiffre de la fourchette haute me paraît plus adapté à l’image de la fig.2 (60M€ 120M€ en France, pour 1M€ de fraude sociale), et double avantage, ils échappent aux taxes et impôts sur les dividendes et intérêts, plus conséquents que ceux de la caisse d’épargne. L’odeur de l’argent fait perdre toute notion d’honnêteté aux banques, elles blanchissent l’argent sale (1500-2000 milliards $, en Suisse, aux Pays-Bas, au Danemark) et sont très peu punies. Dernière fraude de 55 Milliards € que les banques n’ont pas remarqué, comme elles n’ont pas vu qu’un trader jouait avec 50 milliards €.

     Les banques via le «Shadow-banking» fuient le peu de régulation pour mieux flirter avec les paradis fiscaux et jouent avec 92.000 M$ et font sauter tous les filets de protection pour grossir le casino financier. Les produits dérivés représentent 1.000.000 M$, et sont des empilements de paris spéculatifs sur un outil d’assurance détourné par des financiers.

     Tout cela dépasse les 6.444 petits milliards (6.728M$ en 2017) d’où on veut tirer le budget nécessaire pour résoudre les problèmes écologiques qui menacent la planète, d’autant qu’il faut retirer tous les ans à cette masse 15-20% liés aux dividendes, plus les économies sous-terrainnes (10-15%) et la corruption qui peuvent aller dans des paradis fiscaux échappant aux impôts avant et après intérêts… (en 2009 cela représentait 120 Milliards € d’impôts pour la France, soit 15% du budget par an).

      En 2017 les 2158 milliardaires accumulent 8.900 milliards de $ soit plus que la masse qui sert à l’économie réelle pour 7,5 milliards d’humains, et certains s’offrent des rêves d’espace dédiés aux plus riches et oublient comme les états ceux qui meurent de famine ou de pauvreté. Il semble qu’on ne demande pas aux riches l’effort écologique qui sauvera leur capital, ce que les gilets jaunes refusent car ils veulent sauver la planète mais pas en sacrifiant l’avenir des générations futures aux dieux de la finance et de l’argent.

     Vous noterez l’équité de la répartition de la croissance, 3-4% l’économie réelle, 18% le capital, et la complicité des gouvernements qui grâce à la dette, accentuent ce siphonnage de valeur en faisant serrer la ceinture à tous les peuples. Ils jouent avec le nationalisme des entreprises qui s’en fichent, car le capital est international et se loge dans des paradis, sans être inquiété, spéculant malgré toutes les réglementations.

     Cette transition écologique, objectif sans moyens, va coûter des vies humaines, car 25-30% de l’économie réelle fuient vers la finance (et ses paradis ou n’investissent dans l’écologie verte comme le « dollar »), et les restrictions budgétaires paieront d’abord les intérêts de la dette sans répondre aux conséquences des dérèglements climatiques, faut-il souhaiter des catastrophes records (incendies, canicules, inondations) pour que les politiques mettent la montagne d’argent de la finance au service du monde, ou attendre une explosion mondialisée des peuples poussés par des politiques populistes et xénophobes qui dressent les hommes les uns contre les autres pour le profit du 1% le plus riche.

    Les hommes d’état des 10 pays les plus riches devraient être jugés pour crime contre l’humanité.

Ressources :

     Le schéma suivant montre que si 1% des plus riches possède 50% du patrimoine, 95% de la richesse est détenue par 1 humain sur 5 (mais les inégalités empirent en 2018).

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     Les pays développés en 2 siècles (2-3 milliards d’humains) ont émis tout ce CO2 et continuent, aidés par 2-3 milliards de nouveaux consommateurs (Chine et Inde) à qui nous sous-traitons notre production (et la pollution) et qui veulent vivre comme nous. Or les ressources renouvelables ne suivent plus notre consommation et  nos modes de productions sont nuisibles pour une grande partie de la faune, les poissons sont sur-péchés dans des océans pollués, des forêts primaires sont détruites au profit de bio-carburant ou brûlent, la faune sauvage est chassée de ses territoires. Le résultat de cette sur-activité, le CO2, dérègle le climat causant des catastrophes liées à l’eau avec tornades, inondations, ou sécheresses suivies d’incendies. Ces phénomènes vont prendre plus d’ampleur à cause de l’incrédulité des gouvernants (pour être poli) et de l’apathie des gens happés par la virtualité des réseaux sociaux qui ne sont pas incités à changer ce mode de vie pour prévenir la montée du niveau des océans qui dépassera le mètre après 2100 avec des conséquences coûteuses en humains et en énergie.

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     Théoriquement si on fournit notre mode de vie aux 80% d’exclus, il faudra extraire 3-4 fois ce qui a déjà été utilisé, et produire une énorme quantité de CO2, mais la terre permettra-t-elle ce mode de vie convoité par ces milliards d’humains maintenant, et pour les générations futures. Les matières premières non renouvelables, soit disant illimitées (pas le sable) sont moins concentrées (on prospecte le fond océanique), l’extraction devient difficile, moins rentable, et moins écologique, parfois dans des pays lointains mais aussi en France … On brade le prix des matières premières pour faire consommer des gens sous-payés et maintenir une croissance économique qui est rentable pour les actionnaires. En nourrissant leur monstre économique, on détruit notre milieu de vie et l’avenir de nos enfants.

     On épuise la planète (ex.: le pétrole 5,5Km3 en 2015) pour continuer de gonfler un stock de dollars qui représente 220 ans d’économie réelle, pour théoriquement maintenir du travail (voir le chômage) où hommes et entreprises s’agitent les uns contre les autres (illustration d’une guerre de pécheurs où le besoin de travail détruit la ressource). Les politiques aux ordres du 1% le plus riche, proposent de fausses solutions «écolo» et déplacent l’émission du CO2 comme la voiture électrique ou la production d’énergie renouvelable qui ne répondra jamais complètement aux besoins d’énergie qu’on ne veut pas réduire, pour continuer une compétition où un pays sera gagnant au détriment d’autres. Plus de 1 milliard de voitures thermiques roulent dans le monde, donc pour résoudre le problème du CO2 on va nous imposer des véhicules électriques écologiques et comme tous les 10 ans (obsolescence programmée, et mode) on en changera, on peut estimer qu’il faudra construire au minimum 10 milliards de voitures en 50 ans.

Question, est-ce que l’électrique résoudra notre façon de vivre et de surconsommer, est-ce que la planète aura les matières premières nécessaires à ce choix, est-ce qu’elle absorbera les déchets liés à ces productions, est-ce que la pauvreté disparaîtra dans cette course au travail pour la croissance. Dans cette course néolibérale capitaliste, les tensions entre pays s’aggravent pour se procurer ou vendre des ressources et maintenir un difficile équilibre financier, et cela au détriment des populations (insécurité, précarité, et chômage), et peut aller au conflit mondial, et là, adieu à l’écologie

     En fait depuis l’aube de l’humanité, les ressources appartiennent au pays où elles se trouvent, ou à celui qui s’est approprié le lieu, soit on achète ce territoire soit on le conquiert, quitte à expulser ceux qui vivent là, ou les exterminer par génocide. Les ressources exploitées dans certains continents sont à l’origine de l’exode de milliers d’humains car un système de manipulations permet au capital de peser plus lourd que l’humain. Cette non gestion des ressources au plan mondial entraine des tensions et des conflits pour se les procurer, et cela continue avec toujours les mêmes conséquences et continuera hélas, car les générations futures ne sont pas prises en compte, on consomme au présent sans compter (Entre 1892 et 1992, la consommation des minerais est multipliée par 37 et celle des ressources énergétiques par 17, quand la population mondiale ne s’est multipliée « que » par 4).

     Or la globalité du monde transforme celui-ci en une grande copropriété où nous sommes tous dépendants les uns des autres, où les décisions de certains pays influent sur la vie d’autres tant économiquement qu’écologiquement, où les pollutions accidentelles ou dues aux produits déversés pour une agriculture intensive se répandent sur toute la planète, où le travail rendu obligatoire pour vivre excuse toutes les atteintes à la santé des humains et de la planète.

     Qu’on soit croyant ou non, tout ce qui vit sur terre (faune et flore incluse) a un droit d’usufruit sur toutes les ressources, l’eau ou l’air mais aussi les matières premières, l’homme doit gérer cette répartition sur du long terme (ce qu’il ne fait pas) s’il ne veut tuer des pans entiers de la bio-diversité et en priver les générations futures. Je n’ai plus d’insectes sur mon pare-brise, et les oiseaux peinent à se nourrir, et peut-être que les produits phytosanitaires auront notre peau… Toutes les églises défendent le droit à la vie et devraient s’unir pour que les gouvernements optent pour des choix favorables à l’humanité et à la planète (création de Dieu), or il semble que chacune gère sa petite entreprise égoïstement dans une optique d’expansion loin du ‘aimons-nous les uns les autres‘.

     Nous devons migrer vers un juste nécessaire en réduisant notre impact écologique de 5 à 10 fois (pays développés) en changeant notre modèle économique et en consommant moins de matières premières donc moins d’énergie : «mutualiser, fabriquer solide simple et durable, réparer, et recycler et moins extraire» et dans le respect de la planète, seul lieu vivable de l’espace proche.

Les revenus du capital ne servent plus à l’investissement, ils s’accumulent au fil des ans pour peser encore plus sur les revenus du travail, avec un dumping salarial qui finit par pénaliser le consommateur (nous tous), il faut arrêter la course au dividende incontrôlée qui pousse la finance à tous les excès. Tout pays ou tout gouvernement qui voudrait remettre en cause le capitalisme hélas, se fera sanctionner par la finance, le seul espoir est dans un mouvement orchestré des citoyens du monde.

     Tous les mouvements qui se réclament de l’écologie doivent quitter leur chapelle personnelle (ou leur fond de commerce) et se regrouper mondialement pour orchestrer une nouvelle économie au service des humains et de la planète avec peut-être un salaire à vie pour tous qui permettrait de vivre en ne travaillant que pour le juste nécessaire. Ce salaire offre une vraie liberté, ne travailler que dans des productions écologiques, refuser des emplois contraire à notre philosophie. Notre consommation doit changer et peut devenir un vote pour un autre monde, en mettant en avant les entreprises qui changent de modèle économique (via un site mondial et unique) pour nous orienter vers elles. Il faut tuer cette fausse concurrence, en sélectionnant une entreprise ou marque et concentrer notre consommation sur elle, et boycotter ses concurrents pour mettre à mal leur valeur boursière (sur-cotation) et les obliger à choisir une nouvelle économie plutôt qu’une mort boursière. Il faut obliger les gouvernements à transférer l’immense nasse d’argent qui spécule dans la finance pour la mettre, au service de l’humanité et de l’écologie, car ils ignorent les avertissements de milliers de scientifiques et le discours d’une gamine.

     Il est difficile d’imaginer que la planète puisse offrir ce train de vie durant 10 siècles à 60-100 milliards d’humains quand on voit comment l’ont mis 2-3 milliards de privilégiés en 2 siècles.

     Notre impact «écologique» mondial doit être diviser par 4-5, et comme nous sommes addicts à notre mode de vie, les gouvernements doivent imposer un coup de frein à notre train de vie, à nous et aux entreprises, et ce pour plusieurs siècles. Mais ces décisions ne doivent pas exclure d’humains, tout le monde doit vivre sans compétition pour éviter des conflits, il est nécessaire de donner à chacun les moyens de vivre au minimum, et ne travailler que pour un juste nécessaire, et donc le capital devra exiger moins de compétitivité. Il faudra se méfier de solutions scientifiques pour baisser la température de la planète, car celles-ci peuvent avoir le même impact que la chimie au service de l’agriculture, et se retourner contre l’homme et la planète, et surtout des solutions faussement vertes conçues pour ne pas remettre en cause la compétitivité maladive de l’économie, et maintenir cette course sans fin du monde pour le profit d’une toute petite minorité.

     Si vous avez 15 minutes, regardez cette vidéo, je crois que le monde politique ne bougera que contraint et forcé, d’où cette pétition pour les y obliger.

«Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. » proverbe indien Cree.

Vos commentaires seront appréciés, mais « le juste nécessaire », merci.

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(Mise à jour le 25/05/2021)