Le RMU, premier pas écologique

La spirale de la dette :

L’argent est à l’économie ce que l’huile est à un mécanisme, un moyen de faciliter les échanges, dont la quantité doit être ajustée pour éviter la récession ou l’inflation. Or les gouvernements ont abandonné la création monétaire aux banques privées, et s’endettent avec intérêt ce qui n’existait pas avant 1973, créant un effet pervers redoutable dont l’économie financière profite au détriment de l’économie réelle, et surtout de l’écologie. Depuis que l’extraction de l’or n’augmente plus la masse monétaire, les banques privées le font par des prêts (une ligne d’écriture, «fausse monnaie») dont l’argent est détruit après remboursement.

Par contre l’intérêt à payer est inexistant dans la masse totale d’argent, il devra être trouvé ailleurs, vers d’autres pays, commerce extérieur, production «compétitive», ou un autre prêt, mais il y aura toujours au final une autre dette pour payer l’intérêt, qui rendra encore plus esclave du système. Dit autrement, le capital remboursé, il faudra l’argent des intérêts, et donc ceux-ci se rembourseront toujours par une dette. Ce système est celui de la carotte devant le museau d’un âne, qu’il ne peut jamais attraper, et dans cette course vaine pour rembourser la dette, elle oblige à un affrontement économique des uns contre les autres, sachant que les perdants paient les intérêts des gagnants.

On voit sur ce graphique que les intérêts croissants font la dette, et si la banque centrale avait prêté sans intérêt, on n’aurait rien emprunter pour l’intérêt, donc du budget pour investir. Rémunérer l’argent induit une obligation de croissance pour trouver l’intérêt en plus, or l’économie doit prendre conscience que les règles du passé ne s’appliquent plus dans un monde où les nombres sont devenus exponentiels, et que la réalité terrestre ne peut plus fournir la contrepartie de l’argent créé par les banques ou de l’intérêt à trouver, surtout quand celui-ci nourrit des fortunes monstrueuses et fait tourner une économie dette en une énorme spirale croissante. Inventons une économie circulaire, où l’argent restera proportionnel au nombre d’humains, avec moins d’inégalités et l’écologie sera possible, car de plus en plus tôt chaque année les ressources de la planète sont épuisées pour rembourser l’intérêt.

Tous les pays du Monde paient des investisseurs (spéculateurs) pour avoir le droit de vivre. Le système oblige à gagner plus ou à dépenser moins, et souvent à restreindre les dépenses de l’état au détriment du bien vivre des peuples, en obligeant au travail, et à l’exploitation illimitée de la planète très loin de l’écologie, c’est à dire du respect de la faune de la flore et des humains.

«Il est primordial que les personnes qui se veulent écologistes se posent la question de la légitimité d’une dette qui encourage une exploitation accrue de la nature et de la main-d’œuvre».

En 40 ans, la France a payé 1.641 milliards d’euros (et s’endette 2438M€ en 2020, budget 390 M€) et avec tous les états du monde maintient un système de «Shadock» où le peuple pompe une dette qui augmente et fait vivre un système qui n’hésite pas à oublier l’éthique et la morale en commerçant avec des dictatures (vente d’armes) tout en les critiquant (et engendrant la corruption), et n’agit pas pour l’écologie.

Cette course en spirale pour payer un intérêt qui croît, oblige à exploiter la planète, la faune, et les uns contre les autres, à exporter pour faire payer. C’est une course absurde et sans fin qui n’a qu’un but, enrichir 1% du Monde toujours plus riche, et 4-5% qui sont à leur service.

Ces 1.641 milliards ont été payés par toutes les restrictions budgétaires qui lors du covid19 ont coûté la vie à des milliers de personnes, il y a une économie qui tue, trouvons les responsables?

Ce système économique exporte pour gagner plus, ou réduit le budget des administrations, privant celles-ci de moyens et d’effectifs. Le nombre de morts Covid19 est lié étroitement au nombre de lits de soins intensifs et de l’organisation de la santé dans les pays, et au coût des soins qui excluent des malades.

Les états sont doublement dépendants des entreprises délocalisées, et des pays producteurs à bas salaires qui polluent à leur place et oublient les droits humains (la France utilise 20-35% de médecins étrangers sous-payés). Ce système libéral «dit performant» a engagé plus de 230 recherches sur le vaccin du Covid19 toutes faîtes dans le secret (pour un gain maximum si succès), mais combien de dizaines de tests négatifs identiques cause de perte de temps, d’argent, et de vies, alors que si tous les labos s’étaient unis, avaient distribué des directions de recherche, mutualisant les résultats de chaque essai, on aurait trouvé bien plus vite un vaccin efficace à 100%. C’est plus de 93 M€ que les états ont dépensé en un an pour les vaccins Covid et ils sont toujours dépendants des laboratoires.

Le Monde, ou l’Europe doit mettre en place une recherche publique pour échapper à l’emprise du marché qui condamne à mort ceux qui n’ont pas les moyens, et délaisse la recherche de médicaments pour les maladies orphelines ou des pandémies. On voit que certains domaines manque d’une surveillance mondiale et que les manipulations folles des humains sont plus dangereuses que le nucléaire, Il y a des domaines qui ne devraient pas être privatisés.

Toujours pour ne pas pénaliser les entreprises (au nom du travail) et sous le poids des lobbies, les états mettent la vie des gens en péril, en ne traitant pas les problèmes, l’amiante est l’exemple le plus parfait où la France l’interdit en 1997 après hésitations,alors que le Canada continue sa production jusqu’en 2018, mais depuis des millions d’enfants fréquentent 75% de collèges et lycées contenant encore de l’amiante et malgré des jugements (qui trainent en longueur) le problème est toujours là. De même on ne met pas assez de contrôles sur le marché mondialisé qui permet l’esclavage, la pollution et des produits alimentaires dangereux, toujours par manque de budget et non taxation des fortunes, pour elles on invente l’impôt qui rapporte, puisqu’au lieu de payer elles peuvent investir dans des entreprises et donc récupérer quelques dividendes (qui sont moins taxés IFI).

L’indépendance de l’Europe dépend de relocalisations d’entreprises qui sont internationales, aux mains de fonds spéculatifs et qui n’ont qu’un seul pays, la bourse où chaque acteur veut plus, sans tenir compte des ressources, de l’énergie, du coût écologique et humain, les gouvernements hélas, sont nus (ou complices) par rapport aux entreprises multinationales. Le futur nécessitera un rationnement énergétique, donc moins de travail, aussi il faut contraindre les entreprises à partager l’emploi, et au lieu de les financer pour induire ces changements, pourquoi ne pas mettre en place des entreprises d’états en concurrence qui adoptent toutes les nécessités de l’écologie.

En fait, tous les politiques (verts compris) ne contrôlent plus rien, la planète est creusée sans inventaire et sans gestion mondiale des ressources, les produits sont conçus sans comptabilité mondiale des stocks (on extraie…) sans juger de leur impact écologique, et en oubliant leur recyclage, les gouvernements spolient les générations futures sans voir plus loin que la durée d’une législature, et après eux, le déluge. Vous voyez une entreprise sans magasinier pour gérer les stocks, la planète est sans gestionnaire mondial … Aucune auto-régulation n’est possible à cause de la compétitivité qui pousse toujours à la sur-consommation de la planète.

Dans ce libéralisme aux moyens colossaux par rapport aux siècles passés, quelques riches peuvent s’approprier (corruption aidant) des ressources qui s’épuisent de plus en plus (cuivre, eau) et condamner les plus pauvres à la mort. On consomme sans compter, le pétrole, les terres rares, pour faire vert on remplace des cultures par des champs photovoltaïques, on construit des voitures électriques sans savoir si on a la matière première pour dépasser le milliard, mais si les bourses grimpent, et que le 1% y retrouve ses dollars,… pourra-t-on changer ¼ du parc éolien tous les 25 ans en les recyclant, ce n’est pas grave, l’emploi et la dette priment,… pour quelques emplois, on part dans la 5G alors que de plus en plus d’humains sont condamnés à l’écologie forcée, car chômeurs et pauvres.

La dette du Monde croît plus vite que la sur-exploitation de la planète pour la rembourser. Ce graphique illustre l’absurdité de ce système, qui tue la planète, mais surtout beaucoup d’humains. Le graphique sur la fortune du 1% prend étrangement la même pente que la dette, est-ce qu’il payera pour gérer le recyclage de ses productions et la pollution qu’il a généré, et après s’être incliné devant la noblesse durant des siècles, allons-nous continuer à nous incliner devant le capital et lui payer «un droit d’exister».

Où est l’argent :

La masse d’argent dans le Monde est immense, mais l’économie réelle n’utilise que de 1-4%? de celle-ci, le reste est dans le système financier. Le capital des 2153 milliardaires du monde correspond à 12% du PIB 2019 Monde. A cette masse d’argent financiarisée, nous ajoutons nos économies, nos assurances, nos mutuelles, nos retraites, et toutes les provisions d’entreprises, mais aussi les dividendes versés aux actionnaires, les dettes pour rachat d’actions, ou d’acquisitions /fusions (1.828 M$), ou les procédés de trahison ou désertion fiscale qui finit dans les paradis fiscaux et que nous citoyens, payons.

Les fusions d’entreprises détruisent la concurrence, se moquant des nationalismes (et gouvernements), privilégiant une finance mondiale sans contrainte, où les relocalisations prônées par les politiques seront subventionnées sans plus d’emplois (le profit d’abord). Les pays entretiennent d’abord le moteur économique qui enrichit le capital au détriment des humains et de l’avenir des jeunes en étant exploité sans considération.

Le système monétaire est à la société ce que le système sanguin est à notre corps, il permet les échanges d’oxygène grâce aux globules rouges avec toutes les cellules de notre corps, leur nombre est régulé pour éviter l’anémie ou l’hypertension, sans cela nous risquons la mort. Si le corps appliquait le système dette, il emprunterait du sang dès la naissance, à rembourser avec intérêt,… grâce à d’autres emprunts, là, des docteurs économistes hésiteraient entre saignées et perfusions, jusqu’à notre mort, qui nous libérerait de la dette. La banque détenant tout le sang possèderait aussi notre vie, comme la finance détient à travers la dette notre démocratie via les agences de notation, et oblige les gouvernements (complices?) à nier les besoins des peuples, et pour un «AAA» ils transforment une presque démocratie en quasi dictature pour un avenir très sombre. Le vêtement, 2éme secteur polluant du monde, où la sur-consommation entretient l’esclavage, et la pollution chimique. La 5G et les objets connectés rendront obsolète l’existant ruinant l’écologie par plus de consommation, porte ouverte aux attaques informatiques, et outils à une future STASI, quand à l’emploi, entre robotique et IA, les gains de productivité dés-emploieront ou soumettront l’homme à la machine, dans une chaîne de sous-traitance (ou d’esclavage), les entreprises piétinant toujours plus les législations.

Quand la planète «corne d’abondance» sera vide, les milliards d’actions cotées, vaudront zéro, taxons-les avant et organisons le freinage, sinon, il se fera dans la douleur avec des millions de morts (migrations, famines, guerres, révoltes, retraités pauvres, etc…). L’économie (voitures électriques, 5G, 6G déjà, etc.) guide le futur qui oublie les besoins élémentaires des peuples.

L’acceptation de certains principes, comme la retraite par capitalisation, est une aubaine pour les spéculateurs, car chaque mois un pourcentage de la masse salariale va acheter des millions d’actions qui ne correspondent à aucune émission, celles-ci transitent de main en main et forme une bulle spéculative (malgré un PIB en berne pour Covid19), et perdent comme au début 2020 entre 16.000 et 25.000 milliards de dollars (soit 2-3 fois la masse de l’économie réelle).

L’affaire Gamestop (voir vidéo 8’30) montre comment des fonds de pensions (en chaînes complexes) spéculent avec des millions d’actions louées, les vendent, les rachètent moins cher, et les rendent avec bénéfice, sauf que là, le prix est tellement monté que le fond a perdu plusieurs milliards pour rembourser sa location. Ces paris financiers se font aussi sur des aliments de base, et tuent des millions de gens par les famines qu’ils génèrent. Les banques centrales soutiennent la finance, par milliers de milliards de QE (assouplissement quantitatif) oubliant les peuples, pour permettre aux banques privées de prêter, ce qu’elles font,… en prétant aux états (inventant le mouvement perpétuel capitaliste), pour le bonheur des bourses qui battent un record de valeur. On maintient un système dette pour une finance casino complexe qui ne sert plus l’économie.

L’état rachète les créances douteuses des banques (Subprimes), mais n’aide pas les gens (3,6 millions) qui s’endettent auprès des banques pour survivre (faute de salaires corrects), et les banques les achèvent avec des frais d’incidents qui tournent autour de 6,5 milliards. En fait l’argent de la dette, fabriqué avec boulimie par les banques, est plus important que leurs fonds propres, et ne garantit plus les futures dettes, le système dette s’écroule sur lui-même, mais on continue, quand à l’écologie…

Les partis (écologiques ou non) sont complices de ce modèle économique qui détruit le Monde, et les écologistes plus encore sont des imposteurs ou des incompétents en y adhérant, il nous mène à la fin de l’humanité, la gestion du monde est notre plus grand défi? (Jean-Marc Jancovici explique le problème que tous les gouvernements éludent, à écouter).

Le Revenu Minimum Universel :

Le premier geste pour limiter l’impact écologique, et de travailler au juste nécessaire, d’arrêter une production effrénée, parfois inutile, où le travail est rendu obligatoire pour vivre (mal), et pour entretenir une économie qui consomme de l’énergie (publicité, finance, armement, transport, etc…), où l’humain est souvent exploité et met sa vie en danger, et n’est pas écologique. Les gouvernements et les banques font vivre ce «casino» avec de l’argent fictif, qu’ils concentrent sur le 1% le plus riche, dont quelques milliardaires profitent de façon éhontée pour s’enrichir sans transpirer plus, en bafouant la démocratie.

Il faut donner à chaque humain du monde un revenu minimum inconditionnel à vie, équivalent SMIC du pays (en remplacement d’aides misérables), pour se nourrir, se loger, se vêtir, et permettre à tous les d’humains de vivre simplement. Il doit être gérer par un organisme mondial et être universel pour éviter des migrations économiques, complété éventuellement par un salaire.

A ceux qui pensent que ce revenu inconditionnel va enchainer l’humain, qu’ils trouvent un retraité, parmi la quinzaine de millions qui, sauf petite retraite, veut se libérer par le travail (VW va enchaîner au chômage des milliers de salariés). Ils font vivre des milliers d’associations et donnent leur temps sans compter, pour pallier souvent aux carences de l’état. Au contraire, ce revenu permettra de négocier son salaire aux entreprises, de refuser les boulots minables où l’homme est exploité ou commandé par la machine, ou livrer seul au néolibéralisme et à l’ubérisation. Pour certains secteurs non satisfaits, il faudra mettre en place un service civique de jeunes (assistance aux personnes, agriculture, etc…).

Pour inciter à une baisse démographique (et éviter tout trafic) seuls deux enfants mineurs par femme donneront droit à ce RMU, et obligera à leur scolarisation, et offrira tout au long de sa vie la possibilité d’étudier et de se former.

L’argent existe pour fournir ce RMU mondialement car la finance manipule une masse d’argent 100 fois plus grande que la masse salariale du monde, qui en 12 mois fait le PIB, et on voit que les états n’hésitent pas via les QE à racheter les dettes pourries des banques, argent dont on ne voit jamais la couleur. Les états peuvent créer cet argent, et générer un an de RMU, puis maintenir cette masse les années suivantes par des impôts. Il remplacera la retraite (parfois insuffisante) complété par une épargne salariale.

Si ce revenu est assuré et pérennisé par tous les pays, les milliards d’épargne liés à l’incertitude de ce monde (Covid19) seront utilisés sans retenues (peut-être au service de l’écologie), car l’écologie doit libérer, et ne pas être punitive. On pourra baisser production et consommation sans créer de pauvreté.

Les économistes ne voient que le dollar, oubliant la planète et l’humain, Gaël Giraud explique qu’en 1972 le rapport Meadows prédisait l’effondrement écologique (mais pas le CO2) rapport très vite enterré.

Le cercle magique :

Il y a quelques années on m’a proposé d’acheter 10€ une liste de chaîne d’argent (le cercle magique) de 12 noms et adresses. Le principe est simple, on recopie deux fois (au moins) les 11 derniers noms /adresses et en 12éme ligne on met son nom /adresse. En vendant ces recopies, le nom, que vous n’avez pas repris, recevra les 10€ de la 1ére vente, les autres ventes seront pour vous, donc vous ne perdrez rien et poursuivrez la vie de la chaîne.

Si les acheteurs de vos listes perpétuent le système, chacune recopiée 2 fois, votre nom passera en 11éme position, et de vente en vente, à chaque multiplication par 2 vous monterez d’une ligne pour être à un moment en tête (théoriquement) de 4096 listes, dont chaque vente, vous rapportera 10€ soit, 40.960€. Ce principe mathématique est vrai vous pouvez le vérifier, c’est la croissance et la confiance qui sont à la base de la réussite du cercle magique, comme l’économie libérale.

Si vous achetez cette liste, c’est que vous êtes le pigeon étalon, idéal pour se faire plumer, pourquoi ? Chacun regarde sa position personnelle et étroite, et oublie que si la liste achetée a été multipliée par 2 depuis le premier nom, il y a 4095 autres listes comme vous qui, recherchent 4096 acheteurs, soit 16 millions de listes à vendre, s’ajoutant au 16 millions (moins 1) de listes déjà achetées,… ou peut-être plus, 32 ou 64 millions. La théorie bute sur les limites de la réalité, c’est ce qui se passe pour l’économie néolibérale envers la planète, mais voyez-vous le côté cercle magique,…

Si 12 personnes autour d’une table, listent ce tour de table dans le même sens, chaque participant sera cité sur les 12 listes à une position différente, de la ligne 1 à la 12. Le cercle magique en vendant ces listes fera rayonner des arborescences où des pigeons feront gagner 10, 20, 40€, etc. à chaque participant du cercle magique.

De la même façon le discours néolibéral promet l’égalité des chances (grâce à quelques exceptions), et à Davos le 1% (cercle magique) vous propose ce miracle capitaliste, du ruissellement, de la croissance infinie, et verte (dans un monde fini), de la nécessité de rembourser une dette trou noir qui absorbe plus que la croissance, et surtout la connivence des gouvernements au service des élites économiques qui mettent en place des moyens de surveillance des peuples considérables, mais incapables de mettre fin à quelques milliers de hors la loi du cercle magique qui migrent avec leur fortune dans des paradis fiscaux.

Dans ces deux siècles, le capitalisme existe grâce à l’exploitation sauvage des peuples (esclavage, colonialisme, ou grâce à l’armée) exploitant la planète sans retenues pour s’enrichir avec cupidité. Faute de nouveaux marchés, les entreprises se phagocytent les unes les autres, ne produisent plus pour le juste nécessaire, mais pour plus de rentabilité et de profit, engraissant des consommateurs de produits plus ou moins inutiles, pour mieux les exploiter par le cercle magique où, la connivence des élites économiques et politiques telle la noblesse d’antan, fait vivre une économie qui bute sur l’impossibilité matérielle de réaliser cette croissance infinie que ses règles exigent, car si on peut abuser les peuples, on ne peut tricher avec la réalité, la planète n’est pas une corne d’abondance infinie, et les prix Nobel d’économie (au service du 1%) donnent de la respectabilité à une pseudo science qui fait la promotion d’une chaine de Ponzi et d’un grand casino, qui permet de transférer de l’argent de milliards d’humains, à une poignée d’autres: au cercle magique. Il n’y a qu’un mot à dire :

Nouvelles contraintes :

Les propositions technologiques (enterrer le CO2, énergie verte et autres élucubrations) ne freinent rien, bien au contraire elles confortent la compétition économique. Le prix du carbone pour faire payer les pollueurs doit être imposé par les gouvernements et augmenté tous les ans, et non laissé à un marché, cette taxe doit être payée par les actionnaires, car c’est pour eux que les entreprises polluent. Tant que l’économie fonctionnera sur un mode compétitif (toujours plus de dividendes), il faudra choisir entre écologie et dividendes, entre juste nécessaire et croissance économique.

L’objectif primordial de l’humanité, au vu de ce dessin, est de réduire notre impact sur la planète et de maintenir ce régime de croisière durant des siècles, les technologies écologiques (déchets, cultures bio, énergie verte, véhicules verts, etc…) sont des objectifs secondaires, car en priorité chaque humain doit pouvoir vivre au ralenti en économisant l’énergie, par moins de travail et réduire son impact par 2 à 10 (voir plus parfois) d’où un RMU pour tous, car la pandémie avec moins d’économie entraînera plus de pauvres (plus de 10 millions ont moins de 1000€ par mois) qui, pour un salaire de survie s’offriront à n’importe quelles entreprises sans éthique écologique.

Globalement les gouvernements ne prennent pas les mesures pour réduire notre économie au-delà de 50% (au moins 80% pour l’Europe), et respecter les possibilités de la planète. Le problème s’est créer en 70 ans, mais 4-5 siècles d’un mode de vie réduit ne suffiront pas pour que la planète retrouve ses capacités des années 1950, or le Covid a démontré que la pauvreté explose, et sans RMU, elle va déclencher des révoltes, ajoutées aux autres catastrophes prévisibles, la montée des océans, la perte des ressources halieutiques, les différentes inondations et sécheresses, les guerres pour l’énergie qui font la fortune des marchands d’armes, l’absence d’une force internationale (gendarme du Monde) permet à certains de s’assoir sur l’écologie, et de narguer les autres pays.

Les plus riches et en particulier les milliardaires vivent leurs phantasmes en ignorant le monde, avec la complaisance (voir bénédiction) des gouvernements, avec 2-3 dons (défiscalisés) ils échappent à toutes les contraintes.

Il faut mondialiser les ressources qui appartiennent à tous les pays et à tous les humains, et non au pays sur lequel elles sont (ou au milliardaire qui les achète) une organisation mondiale doit gérer ces stocks et l’extraction de ces ressources à très long terme et répartir des quotas à chaque pays. Et bien sûr, revoir le modèle économique pour qu’il serve l’humanité, limite les injustices et aide à rester dans une éthique écologique où le mot respect est essentiel.

Les entreprises entretiennent un gavage consumériste par des soldes perpétuelles, avec des employés-esclaves ou chinois, qu’il faut libérer de cette exploitation. Pour compenser la baisse de la consommation elle supprimeront des emplois et une partie de la masse salariale. Le RMU peut être l’amortisseur qui maintienne une économie du juste nécessaire, emplois pour nous nourrir, nous soigner, et maintien des métiers sociaux. La compétition économique diminue la masse salariale et donc les PIB, elle crée un désert économique que le RMU peut restaurer, les USA ont le meilleur système de santé, mais beaucoup d’américains n’ont pas les moyens d’en profiter.

Les gouvernements actuels mesurent au million près les aides sociales et ne mettront pas en place ce premier pas, ils sont trop imprégnés d’économie compétitive et de croissance, et sa mise en route par un pays peut nuire à la pensée capitaliste et sera combattue par tous les lobbies et les états, car tous les pays sont interdépendants de ce néolibéralisme, sauf si un ensemble de pays met cela en route (L’Europe?).

Les mouvements écologiques unifiés doivent demander ce RMU qui permettra de vivre au ralenti, et expliquer aux gens la nécessité de ce ralentissement, et surtout cesser les pétitions et marches qui créent des crispation inutiles par des confrontations policières.

La production électrique est à la limite, manifestons sur ce réseau pacifiquement en faisant sauter les plombs par une surconsommation de ¼ d’heure, programmée à un jour et une heure donnée, et comme un frein d’urgence, allumons tous nos appareils électriques les plus gourmands pour stopper l’économie qui tourne contre le monde et les peuples, et demandons un RMU pour les 7,8 milliards d’humains, et si les gouvernements sont sourds répétons cette manifestation chaque semaine.

Les gouvernements n’ont pas d’excuses ils mettent les peuples au service de l’économie au lieu du contraire, il est urgent d’agir et de les forcer à regarder les peuples plus que les entreprises et leur compétition sur les marchés boursiers. Il y a beaucoup d’autres mesures mais répondons au plus nécessaire, simplement vivre avec:

un revenu minimum universel.

Mise à jour le 29/03/2121.

Le Covid-19 plus fort que Greta …

     Le coronavirus a mieux réussi que Greta THUNBERG à démontrer que la compétition économique est la cause de toutes les pollutions, surtout celle de l’air en Chine. Il a montré comment les états du Monde, laxistes, ont laissé le néolibéralisme débridé profiter des bas salaires chinois, causant une dépendance vis à vis de la Chine usine du monde, et la pénurie subie par les états quand celle-ci a cessé de produire, surtout les médicaments. Pour la course au PIB et à la croissance les états ont serré tous les budgets utiles à leur fonctionnement, ils ont fait des cadeaux aux plus aisés et sauvé les banques avec des milliers de milliards pour doper l’économie, et ces restrictions ont mis à mal les services publics (dont les hôpitaux) avec des conséquences désastreuses lors de l’épidémie du coronavirus.

     Cette situation est le résultat de plusieurs décennies de restrictions que des gouvernements ont appliqué tout en laissant les banques créer toujours plus d’argent, pour maintenir une surproduction au nom du travail, quand les peuples se paupérisaient. Ils ont aidé les banques pour maintenir une économie pourvoyeuse du capital, mais ont oublié complètement l’humain, et la planète.

Graph_Inf1

     Ce graphique montre une création monétaire qui ne sert pas l’économie réelle (pas d’inflation), mais alimente la finance qui brasse ce tsunami financier, tandis que les émissions de CO2 progressent et que la transition écologique est ignorée pour cause de compétition économique. La totalité de la dette mondiale a dépassé la barre des 253.000 milliards de dollars au troisième trimestre 2019, relate CNBC en citant le nouveau rapport de l’Institut de la finance internationale (IIF). Elle représente désormais 322% du PIB mondial (32.500 dollars pour chacun des 7,7 milliards d’habitants de la planète), et ne participe pas à l’économie réelle et pousse à des restrictions imposées par tous les pays pour payer l’intérêt en causant des milliers de morts supplémentaires liés au coronavirus, et cette dette va exploser à cause de lui, qui peut croire qu’elle sera  remboursée, cette économie n’a rien de scientifique car elle devient irréaliste. Le monde s’autodétruit à cause d’une économie folle.

     Le coronavirus a fait baissé les émissions de CO2 et stoppé l’activité du monde (Chine) et montre qu’un ralentissement productif est la solution au réchauffement climatique, mais il doit être encore plus important pour des dizaines d’années. Cette courte expérience d’inactivité montre que vivre au ralenti avec le juste nécessaire est possible, et donne du temps pour soi et les autres, à condition d’avoir un revenu minimum pour vivre au ralenti. On voit aussi que beaucoup d’activités ne servent qu’à faire tourner l’économie (bourse, banques, publicité, armement sauf USA, tourisme, etc.), et que seul reste les activités vitales et essentielles, mal payées.

PIB_CO2

     Ce graphique montre une progression du CO2 émis par les entreprises et le transport à 50%, et que réduire l’activité de 2 ou 3 réduira le CO2 d’autant, mais l’économie le refuse, au prétexte que le chômage exploserait. En fait le néolibéralisme veut maintenir une chaîne invisible par le travail pour garder un pouvoir sur des milliards d’humains qui veulent éviter la pauvreté ou rembourser des crédits, et cette compétition économique est encouragée par tous les pays quitte à déshumaniser et à détruire la planète, et notre consommation y participe via la publicité (presque 600M$) et autant avec les dividendes (514M$), les ONG et nos dons (28,9M$) déculpabilisent le 1% le plus riche.

     Pour réaliser un premier pas vers la transition écologique, un revenu vital universel permettrait de vivre au minimum (nourriture, vêtement, logement) et de choisir son travail au lieu de le subir par nécessité, alors qu’il est indigne, dangereux et polluant. Plus un travail est nécessaire plus il est mal payé, mais pour le superflu le salaire est très gratifiant et peu taxé, ce revenu serait un premier pas vers une vraie liberté pour tourner le dos au néolibéralisme. La finance brasse une masse d’argent des dizaines de fois plus grande que ce qu’il faudrait pour ce revenu. Pour cela les pays devraient chercher où l’argent fuit, dans les paradis (300M€) et punir sévèrement les évasions et optimisations fiscales (175M€ en Belgique, 5M€ en France ???), mais l’accord entre pays ne se fait pas.

     On voit qu’au travers du coronavirus le ralentissement de l’économie inquiète les gouvernements qui oscillent entre quarantaine et retour au travail, prêts à sacrifier des humains pour le PIB, et prêts à donner des centaines de milliards aux banques, pour relancer l’activité, mais pas à la population, le néolibéralisme est au service des bourses et du capital (vrais patrons du monde). Le budget France est de 230M€ (milliards) pour les besoins de 67 millions de personnes, et gentiment l’IFI fait cadeau de 3,2M aux milliers d’actionnaires du CAC40 qui se partagent 49M€ sachant que certains sont dans des paradis,… et ils n’ont pas eu à mettre un gilet jaune.

      L’argent existe pour une économie circulaire du juste nécessaire où l’on donne à chacun les moyens de vivre au ralenti. Suite au coronavirus, les USA pour sauver l’économie libérale ont mis des milliers de milliards (2000M$ ou 2300M$) sur le tapis dont une majorité pour sauver les entreprises et les banques. Si on donne aux 320 millions d’habitants un revenu de 1000$, ces sommes correspondent à 12 mois de revenus qui permettrait de vivre au ralenti en ne produisant et ne consommant que le juste nécessaire. Mais qu’elle est la volonté politique qui va choisir de privilégier l’humain au détriment du capital, et agir aussi pour l’écologie. L’idéologie néolibérale est un mur qu’il faut détruire, que les gouvernements doivent détruire.

     En fait, plus dangereux que le coronavirus, ces gens qui collaborent à un monde gouverné par l’argent (beaucoup ne sont pas affichés) et qui maintiennent l’épidémie néolibérale, et imposent une gouvernance par le chaos. Qu’ils fassent participer la poignée de milliardaires  de quelques milliards, et les convertissent en millionnaires.

JN_les12

     Entre les climato-sceptiques, qui brûlent des kilomètres carrés de forêt pour cultiver des OGM et faire de la croissance, d’autres qui misent sur une super mine de charbon mais oublient de gérer leurs forêts, ceux qui veulent installer des droites néolibérales, ou qui s’assoient sur un semblant de démocratie et laissent les peuples dialoguer avec les forces de l’ordre, ceux qui envoient l’armée contre leur peuple et causent des migrations de civils rejetés par beaucoup de pays, ceux qui haussent le col pour s’impressionner mutuellement et d’autres qui font la désunion européenne (tous d’accords «pour le chacun pour soi»), le coronavirus fait des morts mais sûrement moins qu’eux. Les SS tuaient les gens dans les camps, eux ne leur donnent pas les moyens de vivre sur cette terre.

     On peut planifier toutes les transitions écologiques, ces tristes guignols aux commandes du monde peuvent annihiler tous les efforts pour une poignée de dollars de plus ou une lubie personnelle. Ils sont plus dangereux qu’une épidémie de covid-19 et pour réparer leur légèreté critiquée par tous les médias, ils larguent des centaines de milliards, mais, dans quelques mois le plus gros de l’épidémie passé, ils repartiront à nouveau dans la compétition économique encore plus fort pour rattraper ces pourcents de déficit et cette baisse de croissance, poussés par le FMI.

     Les USA hélas, imposent au Monde et à la désunion européenne un modèle économique qui est celui d’une compétition extrême, un peu comme ces combats «no limit», dont voici le résultat.FortuneUSA_2019

     La pauvreté touche 50% des américains qui ont 7 fois moins que les 40% de la classe moyenne, et le 1% de la classe des riches possède 240 fois plus que chaque pourcent de ces pauvres. Mais à la frontière de ces deux groupes quelques pourcent sont près de la bascule vers la pauvreté. Ces gens, écolos malgré eux, n’ont que leur travail pour survivre et sont prêts à creuser la planète et à polluer pour recevoir un maigre salaire concédé par le 1% qui consomme 240 fois plus et esquive le trésor public, alors qu’il devrait être taxé plus fortement pour leur impact écologique. Tous les pays du Monde prennent la même voie, en désocialisant l’humanité pour une économie qui jette de plus en plus de gens sur le bas côté de la vie, et la pandémie du coronavirus va faire exploser ce nombre d’exclus et de morts pour les pauvres. Certains gouvernements pour sauver l’économie étaient prêts à sacrifier des milliers vies, or les chiffres (12/04) de cette pandémie donnent, même sous évalués de 2-3, 4000 morts en Chine, et à mi chemin de l’épidémie, plus de 42.000 aux USA. Que choisir entre une dictature où le social prime, et une démocratie où l’on peut être sacrifié.

     Il faut revoir les droits de chaque humain sur la planète et ses ressources, car pour l’instant le 1% le plus riche s’accapare de plus en plus celles-ci et en fait hériter ses enfants aggravant toujours plus cette captation, au détriment de la majorité de l’humanité jetée sur le bas côté qui perd toute liberté en perdant tout moyen de vivre, ou prisonnière d’un travail obligatoire pour survivre. Les gouvernements ont une grande responsabilité car beaucoup de laissés pour compte sont condamnés à mort par le coronavirus, de même on déshabille le système public au profit du privé obligeant à payer plus cher ce social nécessaire pour satisfaire des actionnaires toujours plus avides, dans les maisons de retraite privées le Covid-19 sera-t-il mieux combattu.

     Les partis, associations, mouvements, écolos, verts, ou décroissants, tous très dispersés et malgré des élus (impuissants), tous les messages, pétitions, et marches ont donné quasiment: RIEN.

     Poussés par ces mouvements, nous devons obliger les gouvernements en place à repenser complètement une économie où l’argent n’apporte pas d’intérêt, que chaque humain aie un revenu vital (se nourrir se vêtir se loger), que l’écologie soit l’objectif premier, et qu’on désarme le monde pour aller vers moins de conflits. Les états (via les banques) créent l’argent de façon illimitée pour faire vivre l’économie (surtout la rente), alors qu’il devrait faire vivre les humains qui feront tourner l’économie au juste nécessaire. Le cycle de l’eau dure depuis des millénaires car il n’y a aucune fuite hors de la terre, son volume reste constant car n’exige aucun intérêt qu’il aurait fallut fabriquer ou aller chercher sur une autre planète, et que personne n’a pu thésauriser les océans, or le système capitaliste fait l’inverse et pour fabriquer cet intérêt on détruit la planète, et on accroit la dette. Il faudra bien un jour remettre les compteurs à zéro.

La folie économique mondiale doit être stoppée or des milliers de milliards de dettes vont relancer l’économie de l’après Covid-19 et aller à contre-sens de la transition écologique, nous devons la stopper par toutes sortes de manifestations qui empêchent de l’alimenter en argent, gripper comme l’a fait le coronavirus son agitation, bloquer les routes financières de l’internet ( Plus jamais ça, signons pour le jour d’après).

– Retirer (quand c’est possible) 10% de son revenu en liquide et le mettre sous son matelas, on diminuera sa consommation et la masse d’argent dans les banques qui peut spéculer.

– Défiler sur le réseau électrique durant 15 minutes en consommant le maximum de kilowatts, un jour par semaine à une heure précise, pour faire disjoncter le réseau qui est à la limite, malgré l’ajout d’électricité verte, et démontrer que nous devons diviser par deux notre demande d’énergie plutôt qu’augmenter sa production.

– Saturer les espaces disques des serveurs d’entreprises et des gouvernements par des millions de gros mails, où sont inscrites nos revendications.

     D’autres actions non violentes (pétition) peuvent fédérer le maximum de gens, pour parasiter l’économie et obliger les gouvernements à mettre l’humain avant le capital et l’économie, car la planète est l’affaire de tous et un parti politique ne pourra agir seul, tous les gouvernements en place doivent prendre leurs responsabilités vis à vis de la planète et de l’humanité présente et à naître. S’ils ne font rien, il faudra remettre les gilets jaunes, verts, rouges, noirs et refaire la prise de la Bastille.

(Mise à jour 19/05/2020)

Petits pas ou coup de poing

Petits pas ou coup de poing :

      En 2019, le Monde paiera 625 milliards de dollars de publicité dans sa consommation, et 1.430 milliards de dollars de dividendes, réduisant la masse de l’économie réelle (7000 milliards de dollars PIB d’un mois), qui pourrait répondre à la transition écologique et mieux faire vivre les milliards d’humains. En France, pour 2019 le budget écologie dépassera 10 milliards € et les dividendes du CAC40 50 milliards, on peut imaginer le même rapport pour le Monde, soit peu de prise en compte de l’écologie et de la pauvreté par rapport au capital et à la consommation.

      Les banques qui peuvent pour des prêts créer X fois plus d’argent qu’elles ont en caisse, ont tellement perdu après à la crise des subprimes, sur les casinos financiers, que pour relancer l’économie les états ont racheté les titres pourris des banques pour augmenter leur dépôt en caisse et maintenir l’économie, mais cette aide estimée à 12.000 milliards pour le G20 (la masse de l’économie réelle en 2010: 5.445 M$) n’est jamais allé dans l’économie réelle, elle a surtout servi à spéculer, et ce n’est pas fini… Les états, comme les shadocks, arrosent les nuages en espérant la pluie, mais la sécheresse persiste sur terre pour les 99% d’humains.

      Les états créent des milliards pour sauver l’économie (et ceux qui possèdent) mais ignorent la transition écologique, la pauvreté, le social, la santé, la vieillesse, l’éducation, bref la vie courante, ils restreignent les budgets, mais baissent les impôts de ceux qui comptent en millions et milliards, le 1% le plus riche.

      Malgré toutes les COPxx, G7, G20, et les soit-disant mesures écologiques, les émissions de CO2 continuent d’augmenter, +2,7% et les investissements fumeux de certains (captage du CO2) ainsi que l’énergie verte, ne font que doper la machine économique pour tourner plus vite encore.

CO2

      Les traités économiques entre pays ne servent qu’à écouler les sur-productions de grands groupes néolibéraux au détriment des petites productions locales, et les pays se bagarrent pour faire entrer ces devises, quitte à piétiner ces accords et mettre des taxes pour éloigner des concurrents, d’autres, sacrifient leur population et la planète en fabriquant pour le monde, ou en brûlant des forêts pour planter des immenses cultures OGM, ou en cherchant du pétrole. La course au PIB induit un nationalisme et une fin économique qui justifie tous les moyens, et ces actes se répercutent sur la planète. Quand y aura-t-il une autre ONU avec des moyens supérieurs au plus puissant des pays pour faire le gendarme du monde, faut-il attendre une 3éme guerre mondiale et quelques milliards de morts pour qu’on mette cela en place.

     Les gestes écolos distillés sur les médias et les quelques verts extrêmes qu’on donne en exemple sont certes bien mais représentent peu, loin de diviser par 4-5 notre impact écologique pour réduire de 80% la production de biens et d’énergie quand dans le même temps des actes anti-écologiques de pays, d’entreprises aggravent la destruction de la planète et préparent un désert pour les générations futures. Il faut ralentir cette production pour faire baisser ce consumérisme (avec du durable, réparable, limiter les versions, les gadgets), car moi le premier sans contraintes je ne dépasserai jamais 10% d’économie. Au lieu de légiférer dans ce sens, les gouvernements font la course au PIB, à la suprématie de leur économie, ils n’exigent rien des entreprises et du capital voir même les aident, et font peser sur les individus toute la transition écologique, or serrer la ceinture quand des milliards de publicité, de soldes à longueur d’année, de productions de produits à courte vie vous pousse à acheter toujours plus, c’est difficile.

      Une méthode coup de poing s’impose pour freiner l’économie et faire bouger les gouvernements, car les COPxx, marches, pétitions, et grèves mondiales sont inutiles ou fédèrent peu de gens. Que les partis et ONG écolos cessent de faire de «l’égologie» et s’unissent pour une action non violente suivie par le maximum de gens qui marque l’économie et les gouvernements. Il faut défiler sur le réseau électrique à un jour et une heure donnée et durant 1/4 d’heure, en mettant le maximum d’appareils électriques et de lampes en fonction pour faire disjoncter le réseau électrique (action reconductible). Ce geste pour faire comprendre aux gouvernements qu’on est déjà au bout des infrastructures, qu’on ne peut pas indéfiniment faire croître l’énergie, que la terre nous offre ses services un bon million d’années encore, or en 2 siècles et surtout en 50 ans, on l’a mis à mal sans pour autant éradiqué la pauvreté et les tensions des pays entre eux. Ces gens sont dangereux, ils jouent avec nous et l’avenir de nos enfants.

JN_Tout

Cette action doit se mondialiser pour que gouvernements et entreprises comprennent :

1- que notre mécontentement se chiffrera (en KW)

2- que l’énergie électrique doit être économisée, car elle est source de pollutions.

3- que plus il y a d’énergie, plus les entreprises produiront et nous feront consommer.

4- que les gouvernements doivent stopper la course aux dividendes des entreprises.

5- qu’ils sont en devoir de faire vivre tous les humains et non l’économie.

6- que les ressources de la terre appartiennent à tout ce qui vit, faune et flore.

7- qu’une minorité s’enrichit des ces ressources en spoliant le reste du monde.

8- qu’elle vole le patrimoine de l’humanité avec l’aide des gouvernements.

      Les pays paient des milliers de scientifiques pour étudier tous les aspects de l’écologie et du climat, et les gouvernements ignorent leurs avertissements, ne décident aucune loi mondiale pour mettre la finance au service de la transition écologique, et obliger les entreprises à respecter la planète sans délocaliser la production et la pollution. S’il existe d’autres actions plus coercitives pour réveiller les gouvernements et faire participer le capital, je suis preneur, mais les millions de petits gestes pour la transition écologique ne suffiront pas, les gouvernements doivent aussi prendre leurs responsabilités et exiger du capital que le 1% le plus riche restitue une part du patrimoine de l’humanité qu’il a pillé pour s’enrichir, spoliant des milliards de gens et les générations à venir.

Accueil.
(Mise à jour 01/12/2019)

Les extra-terrestres sont milliardaires

      Dans beaucoup de pays, les dons à des organismes et associations caritatives donnent lieu à des déductions fiscales sur des impôts à devoir, mais cette incitation au don contient des dérives. En France le principe est le suivant votre don doit aller vers des organismes reconnus, et ne peut dépasser 20% de votre revenu déclaré, et là, l’état déduira de votre impôt 66% du don.

      Si je donne 150€, je peux déduire 100€ de mes impôts, la somme étant dérisoire, c’est acceptable, cela me permet de choisir à qui donner. Mais plus de 50% des gens ne paient pas d’impôts sur le revenu et donnent, certes peu, mais sans bénéficier d’un retour de 66% de leur don (TVA, CSG, etc., ne sont pas pris en compte). Par contre, un nanti peut créer sa fondation, et transformer ses 3 millions d’impôt en don, obligeant l’état à participer à hauteur de 2 millions, il oriente ainsi des impôts au détriment d’autres besoins plus urgents.

      Ainsi le groupe Bernard Arnault a bénéficié d’une ristourne d’impôt de 600 millions €, pour sa fondation LVMH d’art moderne, l’état n’a encaissé que 300m€ au lieu de 900… Dit autrement l’état a consacré ces centaines de millions à un musée d’art, quand des centaines de députés discutent des heures la répartition du budget, pour la police qui subit la vétusté du matériel et une vague de suicides, ou des enseignants qui crient misère, ou des prisons françaises qui oublient les droits de l’homme, ou des hopitaux dont les personnels soignants épuisés font grève pour défendre leurs conditions de travail, et notre santé, et qui obtiennent 70 millions €. Les donateurs n’ont jamais fait grève pour obtenir leurs déductions fiscales (0,1% des donateurs pésent 11,5% de la collecte totale).

      Grâce à cette possibilité un homme par ses dons, obtient sans problème plus qu’une assemblée élue «démocratiquement» par des millions de citoyens, et sa déduction fiscale grille la priorité à d’autres besoins plus urgents, nous obligeant aussi à participer à ses dons, par plus d’impôts ou des contraintes budgétaires.

CAC40_80

      Comme l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) exclue la partie des placements financiers en instaurant sur ceux-ci une taxe fixe plus avantageuse que l’impôt ISF, l’état se prive de plusieurs milliards et supprime la nécessité de donner pour réduire ses impôts, par contre la bourse en 6 mois a connu un regain d’investissement (+1000) qui n’est que spéculation (voir figure CAC40). Ce phénomène va aggraver le principe qui dure depuis longtemps, le capital veut récolter plus qu’il ne sème, poussant gens et états à emprunter encore et encore pour cette course à la consommation et à la croissance quitte à donner de la «merde pas chère» aux plus pauvres pour avoir bonne conscience.

      D’autres généreux donateurs font travailler leurs actions pour leurs fondations avec des montants qui dépassent le budget de certains états. Ainsi Bill Gates est le deuxième donateur au monde, mais fait surtout travailler les laboratoires pharmaceutiques, les fabricants d’OGM, et par conséquent les producteurs de pesticides herbicides biens connus, qui empoisonnent la planète avec des millions de tonnes de produits chimiques. Sous couvert de générosité il fait travailler ces entreprises qui rapportent à ses actions et en notoriété, car payer tous ses impôts pour que des millions d’américains se soignent est moins glorieux. Pourquoi sont-ils traités en extra-terrestres vivant sur des mondes parallèles, qui gèrent leur fortune hors du système démocratique, et que les gouvernements traitent en divinités en espérant une grâce de leur part, afin que le pays gagne une course à la puissance qui contribue au déclin de la planète.

      Une question d’égalité se pose, l’état fait des courbettes à certains et déduit sans problème de leurs impôts 2/3  de leurs dons (des milliards, je passe sur l’évasion fiscale entre 5.000 et 25.000 milliards) pour qu’ils contribuent au budget, mais ignore les besoins de millions de gilets jaunes et envoie la police comme seule réponse. Tous les gouvernements du monde ont perdu leur autorité vis à vis des riches, ils sont à plat ventre (pas tout à fait), mais frappent fort le peuple quand celui-ci râle. Or on ne donne rien à la transition écologique qui a besoin d’argent, mais on en donne toujours plus au capital en sur-consommant la planète (voir Résistance).

      Il y a une guerre non déclarée mais bien réelle entre l’humanité et le capital avec la complicité des gouvernements (y compris la Chine communiste). Or je ne crois pas que la démocratie comme elle existe, permette à l’écologie de s’exprimer complètement dans ce système qui dicte sa politique néolibérale, ils n’auront qu’une écologie de vitrine anti-sociale qui ne freinera rien. La résistance nécessaire orchestrée par des écologistes dans le secteur banquier par exemple, et pratiquée par 20% des consommateurs, peut semer la panique boursière dans ce secteur car les spéculateurs fuiront le risque, obligeant les états à prendre position pour demander au capital de participer à la transition écologique, tout en donnant de quoi vivre à des milliards d’humains dans le respect de leurs droits, et économiser les ressources de la planète pour que les générations futures aient un juste nécessaire. C’est en attaquant le capital par ce qu’il veut, soit le monopole, qu’il s’écroulera sous son propre poids.

     Vous pouvez signer cette pétition, mais symboliquement, il vaut mieux résister.

Deux citations de Michel SERRES:

L’économie telle que le capitalisme l’a mise en place est catastrophique, au moins du point de vue écologique.

Polluer, c’est d’abord s’approprier. Pour ne plus polluer, il faut apprendre à ne plus s’approprier les choses

Accueil.

Mise à jour 13/04/2020

Résistance

    Il y a 50 ans, René DUMONT et d’autres lançaient un signal écologique que tous les pays développés aurait dû prendre en compte, où ils préconisaient une gestion à l’échelle mondiale de toutes les ressources de la planète. Au lieu de cela, l’économie et les gouvernements poussaient la machine industrielle à fond, stimulés par la guerre froide contre l’URSS, tous en course pour le PIB, poussant à la consommation et dopant leurs entreprises dans une promesse de «plein emploi». C’est là qu’ils ont abandonné la création monétaire au profit des banques privées devenant dépendants de la finance à travers les agences de notation. Les décennies suivantes, les gouvernements ont vu grimper leur endettement et ont privatisé à tout va pour réduire la dette, y compris des secteurs publics qui touchent directement le territoire (EDF, télécoms, autoroutes, poste,…) et la vie sociale de ceux-ci en bradant ces services et déroulant un tapis rouge aux entreprises et au capital. Les états s’appuyant par idéologie néolibérale et par intérêt sur les entreprises pour cette course à la puissance, ont laissé le capital s’internationaliser et ont aidé les entreprises quitte à nationaliser les pertes. Les pays ont renoncé à tous les leviers permettant de gouverner et d’être indépendants, focalisés sur la compétition au PIB et la croissance, oubliant toujours un peu plus les humains et l’écologie, et alimentant le capitalisme et le 1% le plus riche, ils ont financé les banques qui prêtent à tour de bras pour maintenir le système.

    Système basé sur la sur-exploitation de la planète qui n’a qu’un seul objectif, produire du dollar que différents sites internet et autres fondations et associations écologiques tentent de verdir, en plantant des arbres pendant que dans d’autres pays on éradique des forêts avec du glyphosate, mais aucun ralentissement de l’économie de la planète, bien au contraire. Les pays déplacent des milliards de tonnes de cultures OGM et de produits imbibés de chimie, des productions éphémères et polluantes inondent les sites de ventes en ligne, on va investir des centaines de milliards pour la 5G et remplacer l’existant et les mobiles, sans s’assurer des risques et conséquences écologiques. Toute cette course consumériste vide la planète et génère une pollution que vents et marées exportent sur toute la planète. Les organisateurs, dirigeants de multinationales dopés aux stock-options et poussés par les actionnaires, par la carotte ou le bâton poussent leurs personnels à produire toujours plus et moins cher et peu durable, pour consommer toujours plus. Les entreprises se rachètent les unes les autres et diversifient leurs activités, en maintenant une pseudo concurrence quand les actionnaires sont les mêmes. L’écologie est écrasée par la compétition économique, et le sera encore plus si on ne limite pas la rentabilité du capital, la terre ne doit plus servir à nourrir cette compétition que les pays se livrent à travers les multinationales, qui se servent des pays tant qu’ils coopèrent à leurs profits. La France budgète 300M€ (milliards €) pour faire vivre les 66 millions de français, quand le CAC40 offre 57M€ à quelques actionnaires qui vont spéculer dans le système financier.

energie3

    Ce dessin montre l’énergie globale utilisée depuis 1965 à nos jours avec projection pour le futur, or je doute que l’énergie verte compense celle fossile qui émet du CO2 et devient rare, et même si on y arrivait, la demande de matières premières et de ressources diverses est telle, que le plus accessible a été consommé et que les générations futures n’auront plus rien. Or la pénurie annoncée n’est pas gérée mondialement par les gouvernements (et le serait-elle équitablement pour tous les pays), ce qui nous mènera à des conflits voir des guerres, car sans ressources ce n’est plus un coup de frein mais un choc brutal avec la réalité, car la vitesse exigée par l’économie n’est pas celle de la planète et de la nature et cette économie hors sol va créer de gros désordres sociaux. Or que font les gouvernements? Ils s’affrontent économiquement, les USA contre la chine, les pays européens se volent la main-d’œuvre sous payée, la Russie vend ses armes en concurrence avec les USA, et des guerres locales sous prétexte religieux éclatent sur toute la planète. Les actions écologiques sont superficielles, quand il faudrait une réduction de 5 à 10 de l’impact écologique (selon les pays).

    Toutes les pétitions et manifestations pour le climat (écoliers compris) ne changent pas le raisonnement des gouvernements fidèles à la compétition et à la croissance, au « travailler plus pour payer des retraites », et rembourser une dette, alors que plus de 95% de l’argent/dette créé par les banques ne sert qu’à spéculer, ils poussent des milliards d’individus à s’agiter encore plus, et plus longtemps. Nous ne pouvons laisser nos enfants mener un combat que nous avons causé, l’avenir de l’humanité demande que nous unissions nos efforts pour tuer ce capitalisme néolibéral qui nous mène à notre perte, et qu’aucun gouvernement ni parti seul (même écolo) ne pourra renverser, car il nécessite une action mondiale qu’aucun organisme mondial n’est capable de décider. Les grosses entreprises ont plus de poids sur l’avenir de la planète que les pays et n’hésitent pas à aller plus loin qu’eux pour conquérir toujours plus de profits.

    C’est nous citoyens du monde qui devons par des actions pacifiques (orchestrées par des partis ou associations écolos) impacter l’économie et dérégler le cours des actions boursières, renverser cette économie, et mettre les gouvernements en obligation d’agir et de choisir leur camp, l’humanité et la planète ou le capital et la finance. Les humains des pays riches sont prêts à faire un effort et consommer 5-10 fois moins, mais les entreprises vont en sens contraire. Je veux bien ne plus utiliser de plastique, mais les entreprises nous l’imposent. Je veux moins polluer avec ma voiture, mais on me propose des SUV et 4X4 toujours plus lourds et sur-motorisés qui consomment trop (pour rouler à 50Km/h de moyenne). Je veux consommer local mais la nourriture parcoure des milliers de kilomètres avant d’être consommée, des milliers de porte-containers et camions transportent une production dont la pollution a été délocalisée mais assumée. On consomme sans compter les ressources terrestres qui ne sont pas infinies pour fabriquer l’argent qui rémunère un capital qui croît et qui spécule contre l’humanité et l’écologie.

    On a limité la vitesse sur les routes pour diminuer le nombre d’accidents mortels, de même, il faut limiter le revenu du capital, arrêter la course au dividende et au monopole (fusion Renault/Fiat), le plafonner juste au-dessus de l’inflation. Il faut un autre modèle économique qui respecte les cycles de la planète et l’expliquer sur un site mondial, pour imposer une dictature économique contre ce néolibéralisme, avec une prise en compte du stock des ressources, de leur exploitation et de leur répartition dans l’équité et dans le temps, pour que nos enfants aient un juste nécessaire pour vivre dans la dizaine de siècles à venir. C’est parce qu’il n’y a aucune restriction sur les ressources que l’économie s’en goinfre pour faire plus de dollars et plus de CO2, et enrichir ce 1% de la planète. Nous sommes responsables, mais drogués, obligés de travailler pour un système (anti-écologique parfois) que gouvernements et entreprises entendent perpétuer et dont notre gesticulation n’arrive pas à freiner le système. Les gouvernements (de toutes couleurs) sont otages de l’économie et mènent le train du monde à grande vitesse, et nous demandent de freiner avec un pied, et de courir avec l’autre pour maintenir une croissance, ils ne contrôlent plus rien et simulent de l’écologie.

     Le site mondial doit orienter la consommation vers les acteurs qui ont adopté cette nouvelle économie, et pour l’imposer dans certains secteurs, plutôt que maintenir une fausse concurrence entre acteurs, offrons le monopôle à un seul et boycottons tous les autres, ce que le site mondial précisera. Appliquons la devise le gagnant prend tout, obligeant les actionnaires boycottés à choisir entre une économie qui paie peu mais fait vivre, ou tout perdre. L’acteur qui optera pour cette nouvelle économie sera signalé sur la site mondial, après vérification.

    Le secteur bancaire peut servir d’exemple s’il résiste, et qu’aucune banque n’accepte ces nouvelles règles économiques, le site désignera une seule banque et nous migrerons économies et compte courant vers celle-ci, en boycottant toutes les autres, jusqu’à qu’une banque accepte la nouvelle économie. Cette action, où chaque billet de banque votera pour vous, sera plus efficace que toutes les marches pour le climat. Secteur d’activité par secteur d’activité il obligera les multinationales et les pays à migrer vers une économie au service de l’humanité et de la planète, mais obligera les gouvernements à reprendre les commandes de l’économie car le peuple lui, prendra ses responsabilités.

    L’économie doit faire vivre tous les humains, et nous faire agir très vite pour qu’une transition écologique sociale sauve l’humanité et la planète, et offre un avenir plus serein à nos enfants car le capital tel un trou noir aspire tout pour grossir toujours plus. La vitesse de détérioration de la planète dénoncée par des centaines de scientifiques, et que les anciens perçoivent trop, doit nous faire agir très vite, et aller vers plus de sobriété des ressources, et vers un juste nécessaire.

Accueil.

(Mis à jour le 13/07/2019)

Ecologie, David contre Goliath

Nous :

     Toutes les matières premières que nous avons utilisées en 2 siècles depuis 1800, ainsi que le CO2 émis, sont le fait de 2-3 milliards de privilégiés des pays développés, or au 21éme siècle, ces mêmes personnes (2 milliards) continuent avec, en plus la chine et l’inde (1-2 milliards) toujours dans une optique de croissance économique, or on prévoit peut-être 10 milliards d’humains qui voudront tous le même mode de vie que les populations aisées. Là c’est 10 planètes terre qu’il faudra… Autrement dit, deux choix s’offrent à nous, diviser notre impact écologique par 10, ou nous préparer à une guerre de survie quand les ressources se feront plus rares.

     Une grande majorité des humains oublient les changements climatiques et sur-consomment, ou trop occupés à gagner de quoi survivre avec leur famille, par obligation ou inconscience ils détruisent la planète et la faune, ou collaborent à sa destruction pour obéir à des patrons, ou par choix politiques et économiques que certains gouvernements appliquent. La pauvreté ne s’occupe pas de la transition écologique, pour cela il faudrait se l’attacher par la gratuité sur les besoins vitaux (nourriture, habillement, logement, soins, éducation et transports) ou lui donner plus de liberté avec un revenu universel inconditionnel au-dessus du seuil de pauvreté qui couvre ces besoins. Ce n’est pas la priorité des états qui se livrent une compétition économique pour être plus puissants, et favorisent le capital dont ils ont besoin en accroissant les inégalités et la pauvreté avec ce système néo-libéral. Ils laissent prospérer les paradis fiscaux et limitent les taxes écologiques pour une certaine classe de société (yachts, jets privés, villas somptueuses, …) mais font payer le reste de la population. Faut-il souhaiter quelques catastrophes comme la ville de «Paradise» pour que cette classe de gens coopère réellement à une politique du «Juste nécessaire».

Goliath :

     Les premiers «Goliath» qu’il faut combattre sont les gouvernements qui ont donné tout le pouvoir à l’économie, et qui derrière un nationalisme de conquête économique ne voient pas qu’ensemble seulement ils résoudront le problème pour mettre l’économie au service du monde et non l’inverse. Ils gouvernent à court terme, extraient de la terre les ressources sans compter, au détriment des générations futures et des voisins, et exportent leurs pollutions. On sait que la planète est petite au regard de l’univers, mais aucun organisme international n’est assez puissant pour imposer une régulation de l’exploitation de la terre, et empêcher qu’un état par ses pratiques porte préjudice à ses voisins ou à la planète. Pour des envies de puissance ou pour se sortir de la misère, les états risquent de détruire le fragile équilibre écologique de la terre, ils vivent et pensent comme au moyen age quand l’impact écologique était 1000 fois moindre, or si jadis les conflits faisaient des milliers de morts, les futurs le feront par milliards.

     Les gouvernements doivent arrêter cette course à la croissance et cette compétition des uns contre les autres pour mettre en route une vraie transition écologique, mais entre ceux qui ne négocient pas leur mode de vie n’est pas négociable, et ceux qui font semblant d’intervenir mais font passer l’économie bien avant la planète, l’avenir est sombre et au vu de l’inaction écologique des gouvernements, les citoyens se sentent abandonnés par des politiciens parasites. L’ONU devrait être le gendarme du monde, avec plus de moyens pour faire régner la paix, pour remplacer les dictatures par des démocraties, mais les grandes puissances ont détourné sa fonction la rendant impuissante.

     Un autre «Goliath» vient des fausses idées écologiques pour continuer notre agitation et maintenir un mode de vie de privilégiés qui ne pourra durer plus d’un siècle. La voiture électrique est une aberration, car on a laissé se construire des véhicules sur-puissants de près de 1,5 tonne qui consomment trop (>4l/100kms) en privilégiant le gasoil, et maintenant on aide les constructeurs pour construire des voitures électriques (toujours lourdes) qu’il faudra changer (obsolescence programmée) pour de nouveaux modèles, sans être sûr que la terre possède les stocks nécessaires de matières premières pour toutes les batteries, et cela pour la population riche du globe, les autres, 3-4 milliards pollueront avec nos vieilles voitures. Combien de millions d’écran plats qui n’affichent que de la publicité, combien de téra-octets ne transportant que cela sur internet, quel impact écologique des systèmes informatiques qui ne servent qu’à faire tourner l’économie financière, je n’ai pas les moyens de faire ce calcul mais cela doit demander 5-10% d’énergie. En 1993 j’ai acheté une tondeuse à gazon électrique qui a tenu dix ans, puis, obsolescence programmée j’en ai passé ensuite 4 en 14 ans, on a tous vérifié cette fragilité des appareils dont la réparation est impossible ou trop chère, ce qui nous fait acheter le moins cher,… mais jetable.

 

     Autre «Goliath», les éoliennes et panneaux photovoltaïques, très utiles, mais qui ajoutent leur énergie à celles dîtes polluantes, pour justement augmenter le nombre de sollicitation à consommer et à maintenir cette addiction, car on n’oblige pas à réduire notre consommation, mais on dope notre agitation et nos besoins, et donc la nécessité d’en construire d’autres tout en renouvelant un parc vieillissant (dans quelques années). Est-ce que la terre aura les matières premières nécessaires à cela, et je ne vois toujours pas les économies de CO2.

     Tous les gouvernements tiennent un double discours pour freiner ce TGV anti-écologique, ils nous demandent de freiner d’un pied, et de courir plus vite de l’autre pour une soit disant croissance durable, mais à aucun moment ils ne demandent aux entreprises de freiner leur rentabilité qui se nourrit de cette débauche de ressources et d’énergie sans qu’on les oblige à changer leurs pratiques. Donc, celles-ci continuent ce néo-libéralisme au service du capital, elles cassent le système social et n’hésitent pas à flirter avec l’esclavagisme, à brûler des milliers de tonnes de pétrole via bateaux et camions pour alimenter le monde de marchandises. Que fait-on pour les entreprises qui continuent de produire de l’emballage plastique, des pesticides, des armes, et d’autres produits qui polluent, empoisonnent, tuent, et balancent leur CO2. Les gouvernements ne font rien contre eux, mais nous culpabilisent et nous taxent, laissant ces entreprises continuer librement leurs actions négatives au profit de l’économie.

David :

     Les «David» ont sauté du TGV, il essaient d’ignorer tant bien que mal ce consumérisme, mais ils ne dépasseront jamais quelques pourcents, le poids de leurs actions est aussi léger que celle des colibris face aux X milliards de consommateurs accros à Amazon et autres sites de vente. Il faut réveiller le plus de gens possible pour mettre les gouvernements devant leurs responsabilités car l’avenir de l’humanité est en danger, il faut aussi impliquer les grosses entreprises qui nous proposent de fausses solutions peintes en vert, mais purement néolibérales, les obliger à mettre en place des mesures écologiques qui rognent sur leurs performances financières. J’ai vu un reportage sur les locations de trottinettes électriques dans Paris, où une camionnette faisait tourner son moteur pour recharger leurs batteries, l’employé conscient de l’absurdité de la chose, le faisait pour gagner l’argent qui le fait vivre. Combien de « Davids » pour survivre travaillent contre l’écologie. Les mouvements écologistes ont un rôle important à jouer (s’ils s’unifient) pour orchestrer des actions et faire bouger les peuples contre l’économie prédatrice de la terre et des hommes, à trouver plus que des marches pour le climat, à penser à une autre économie écologique, et orienter notre consommation vers les entreprises qui modèrent leur rentabilité pour le bien-être de la terre et des hommes.

Pour vaincre tous les «Goliath» les gouvernements doivent diviser notre impact écologique par 4-5, vous pouvez signer cette pétition pour les obliger à agir pour toute l’humanité.

Accueil.

(Mise à jour 24/06/2019)

Revenu Minimum Universel

Le Revenu Minimum Universel

L’argent est un outil d’échange qui remplace le troc et qu’on a rendu nécessaire pour vivre, obtenu pour beaucoup en offrant sa force de travail. Or, entre ceux qui font travailler leur argent et ceux qui offrent leur force de travail, le rapport de force est de moins en moins favorable à ces derniers, car de l’automatisation à la délocalisation et bientôt à la robotique, on se passe de plus en plus de l’humain pour fabriquer mais aussi pour développer des produits. Or après le moins disant salarial qui remet en cause le SMIC, les états oubliant qu’un salaire est un futur PIB, les entreprises se mettent au moins disant fiscal et les états organisent et déroule des tapis rouges aux entreprises pour une course des états des uns contre les autres, et cela détriment du social et de l’écologie.

Il est évident que dans cette compétition, le chômage dépasse l’offre d’emploi et s’il n’augmente pas, favorise un salariat mal payé et la précarité, et seul face aux entreprises, abandonné par l’état le chômeur est montré du doigt par lui. L’obligation de travailler à tout prix, pour vivre (ou survivre) et la difficulté à trouver du travail pousse une partie des humains à accepter des travaux qui mettent en danger leur santé, insalubres, dangereux, voir mortel, ou contre sa morale à fabriquer des armes, ou à polluer, où des parents font travailler leurs enfants, ou alimentent des trafics humains, ou détruisent les ressources, la faune et autres pour vivre (voir survivre), et à accepter une injustice salariale homme/femme.

Cette économie pour être compétitive prône une sur-production qui entraine une sur-consommation anti-écologique source de gâchis, et pousse les humains à des migrations pour conserver un travail, qu’ils refuseraient s’il existait un revenu universel. Il permettrait d’aller vers des productions de nourriture bio et écolo (agriculture et pêche) en aidant ces gens à prendre ce virage. Le premier geste écologique est qu’aucun humain ne soit exclus (économiquement), qu’il puisse vivre grâce à un revenu inconditionnel et universel (pour éviter des mouvements migratoires) et au dessus du seuil de pauvreté, dans un juste nécessaire.

Les avantages de ce Revenu Universel :

  • Donner à tous un pouvoir de vivre, qu’un travail pourra compléter.
  • Permettre de vivre et de combattre une pandémie en étant confiné.
  • Refuser des boulots sans intérêts, mal payés ou anti-écologiques.
  • Permettre aux jeunes d’étudier sans avoir à chercher un travail.
  • Cesser de chercher un travail introuvable dans des villes surpeuplées.
  • Repeupler des villages avec les exclus du travail.
  • Vivre à vitesse humaine sans la pression néolibérale qui est source de stress.
  • Changer le cours de sa vie professionnelle ou reprendre des études.
  • Sortir ses enfants de la pauvreté car ils héritent souvent de cette misère.
  • Permettre une véritable égalité par rapport aux offres de la république.
  • Réduire la mise au rebut de millions d’humains due au néolibéralisme.
  • Supprimer des milliers d’associations à aider des gens qu’on a rendu pauvres.
  • Se projeter dans son avenir pour adhérer à l’avenir du Monde.
  • L’argent offre une liberté démocratique, que le néolibéralisme a supprimé.
  • L’idéal écologique étant de vivre au juste nécessaire.

Mondialement est-ce que cela est possible ?

La masse de 6444 milliards $ correspond au pouvoir d’achat mondial de l’économie réelle soit un mois de salaire qui recyclé 12 mois fait le PIB mondial de 77330 milliards $. Le capital est un autre salarié qui en 2017 extrait en dividendes 1250 milliards $ de la masse de l’économie réelle soit 19%, laissant selon les pays 0 à 4% de croissance à la masse réelle (2043 milliardaires détiennent 7670 milliards $, soit bien plus que la masse de l’économie réelle). Il y a l’argent nécessaire pour donner un revenu à tous les humains, sachant que dans certains pays il sera moindre (en 2018 les dividendes de 1.370M$ sur le PIB de 80.738M$ représente 20% de la masse salariale 6.728M$ «PIB/12»). Ces dividendes permettraient de doubler le revenu des 3/4 de l’humanité pauvre.

En France le PIB 2.282M€ (milliards d’euros) correspond aux salaires d’une année, ou une masse salariale de 190M€ qui cycle 12 mois. Le revenu universel minimum devrait être de 1000€, et sera donné de l’age de 15 ans jusqu’à la mort, les moins de 15 ans n’en toucheront qu’une partie, et afin d’éviter que des parents vivent de naissances seuls 2 enfants mineurs y auront droit. Donc on peut considérer que sur 67 millions de français, il y a 14 millions de moins de 15 ans qui toucheront la moitié, et 53 millions qui auront un RU complet, soit 60 millions de RU, ou 60M€. Le RU va supprimer ou remplacer une grande partie des diverses aides et allocations, et donner à chaque français la même possibilité de vivre même s’il n’a pas de travail. Le système social actuel coûte un « pognon de dingue » 63M€ par mois (prestations + gestion), ce qui représente déjà une partie de la masse du RU, mais on peut compléter par 25% du salaire ou de la retraite perçue par personne, ce qui permet à tous ceux qui sont au-dessous de 4000€ d’être gagnant, au-delà ils contribueront plus à ce revenu. Il faut noter que 80 ou 118M€ d’impôts s’évadent chaque année, donc leur récupération permettra de supprimer la participation de 25% de chacun, et peut-être diminuer la dette

En principe dans ce circuit fermé les fuites sont dues à l’épargne qui souvent après achat de maison ou voiture retournera dans le circuit, alors que les 47 M€ de dividendes (24% de la masse salariale France) vont plutôt spéculer sur la dette des pays ou s’investir dans des pays étrangers. Il faut aussi dire que ce RU enlève un pouvoir de domination détenu par la noblesse, puis par le capital, celle de l’obligation de travailler. Quand à la paresse induite par le RU, il faut demander aux millions de retraités (en bonne santé) qui vivent cette situation, s’ils sont inactifs…

Je tiens à évoquer les problèmes des administrations qui toutes (éducation, hôpitaux, justice, police, SNCF, communes, etc.) ont toutes un même problème qui s’appelle «manque d’argent», il serait temps qu’on arrête de privatiser la France pour complaire au néolibéralisme.

Le Covid19 démontre que la pauvreté des uns entraîne la pauvreté des autres, certains peuvent travailler mais n’ont plus de consommateurs. On économise au cas où … sauf si on avait l’assurance d’un revenu minimum vital (comme certains retraités). Les gouvernements injectent des milliards qui ne profitent qu’à la finance, ils mettent de l’eau dans une piscine qui déborde.

Accueil.

(Mise à jour, 02/11/2020)

La planète nourrit le capital

Démographie :

     L’homo-sapiens a concurrencé Neandertal il y a 50.000 ans et depuis on estime que 100 milliards d’humains ont vécu sur terre avant l’année 1800, année où la terre atteint son premier milliard d’humains vivants. Le poids écologique moyen avant cette année a été de 0,2 milliard d’humains par siècle, passant à 3 milliards pour le 19-20éme siècle, il dépassera 7 milliards après 2000. Le tableau suivant montre que la terre devra faire vivre 100 milliards d’humains en 10 siècles, autant qu’en 500 siècles mais avec un impact énergétique pour l’instant 5 fois plus important qu’en 1800 (de 305Mtep à 9242Mtep pour 6 milliards d’humains). Les dégâts écologiques qui s’accélèrent ont été causés par la partie bleu ciel du graphique, laisserons-nous assez de catastrophes aux générations qui suivent en bleu foncé (et peut-être rouge).

f1_2017

     Seuls les pays développés (25% des humains) ont consommé cette énergie soit 20 fois plus qu’au 19éme siècle, or la Chine et l’Inde (nos producteurs / pollueurs) veulent rejoindre ce niveau de vie, ce qui est normal, mais doublera les émissions de CO2 cause du réchauffement climatique et fera monter le niveau des océans au-delà d’un mètre après 2100

     Les différentes COPxx ne reconsidèrent pas notre mode de vie et ne proposent aucun ralentissement de notre production/consommation, mais une accélération via des technologies énergétiques soit-disant écologiques sans analyser les besoins et stocks pour peut-être 10 milliards d’humains et des siècles futurs, or la demande en matières premières minérale grossit sur cette terre surpeuplée, la faune disparaît par réduction de son habitat, par déforestation au profit de villes, cultures, d’industries polluantes. Le modèle économique néolibéral fait de la copropriété «Terre» un terrain de compétitivité où les pays font une course aux matières premières qui crée des tensions entre eux, on s’enferme derrière des frontières, on érige des murs, des régions réclament l’indépendance, les individus deviennent égoïstes, et on vit les uns contre les autres alors que nous devrions tous collaborer à la sauvegarde de la copropriété «Terre» car c’est notre seul cadre de vie et celui de nos enfants à des années lumières. La disparition des insectes est le premier maillon de la chaîne qui permet la vie des nombreuses espèces plus importantes, or pour des raisons de compétitions et une pression des lobbies les gouvernements ne veulent pas remettre en cause le mode d’agriculture intensive.

     Cette économie profondément inégalitaire, crée des exclus par dizaines de millions, et des migrants victimes de misère, guerres, famines ou catastrophes écologiques (ex. IRMA, incendies) qui fuient une mort assurée. Deux catégories de gens sautent les frontières, les pauvres pour fuir un enfer, et les riches pour vivre dans un paradis. La finance mondialisée est un pays à elle seule avec les banques comme postes frontières qui taxent les pays et les citoyens par tous les moyens (subprimes). Les politiciens ne dominent plus rien, soit ils appartiennent au 1% le plus riche, soit au nom d‘une idéologie économique, font vivre des restrictions qui sont la cause de nos problèmes et des tensions dans une planète en ébullition où le budget militaire monde pèse 2,2% du PIB mondial (soit 1.686 M$ et 267 M$ contre la pauvreté), on nous dit, il n’y a pas d’argent,… faut voir.

Economie :

     Voici une estimation de la masse d’argent du monde in-chiffrable à 1 KM$ (mille milliards) près.

F2_Eco.JPG

    Le PIB de 77.328 M$ (milliards de dollars) pour le monde en 2016 mesure l’économie, en fait c’est le résultat d’une masse salariale de 6.444 M$ (économie réelle) circulant 12 mois, quand la masse dette mondiale se situe à 226.000 M$ en 2016, argent créé par les banques qui devrait circuler dans l’économie réelle mais se retrouve financiarisé (titrisation, spéculation, intérêts), dette liée au privé pour les 2/3, et surtout aux entreprises (124% du PIB en France et 90% le public) qui rachètent des concurrents avec effet de levier (et restructuration d’emplois…) pour épargner le capital des actionnaires ou payer directement les dividendes. Les banques créent plus de dette (subprimes) pour plus de profits et l’économie mondialisée, tout comme le CO2, étend le problème d’un pays sur toute la planète avec un effet dominos et au final les états (les citoyens) paient le libéralisme de certains, et transforment la dette privée en publique (France, Espagne, Italie). La dette du monde représente le poids de la surconsommation due au néolibéralisme, et pour la rembourser les états coupent dans les budgets de leurs administrations au profits des entreprises (et du capital).

     Il faut rajouter le capital en bourse «Depuis mars 2009, le marché action mondial a plus que triplé, la tendance de long terme demeure haussière et rien ne semble arrêter le courant acheteur.» qui est passé en 10 ans de 33.000 à 93.000 M$ (+278%) j’ai retenu 85.000M$ qui ont rapporté un dividende mondial de 1.200M$ (pour le monde, la masse salariale 6.728M$ en 2017 / les dividendes 1.369M$ en 2018 donne un rapport de 20%), inflation boursière encouragée par des cadeaux, qui crée une déflation de l’économie réelle. Dividendes et bénéfices ne suffisent pas, car les plus riches évitent taxes et impôts, la fraude et optimisation fiscale évadent 2.000 M$ par an, au fil des ans 32.000 M$ chiffre de la fourchette haute me paraît plus adapté à l’image de la fig.2 (60M€ 120M€ en France, pour 1M€ de fraude sociale), et double avantage, ils échappent aux taxes et impôts sur les dividendes et intérêts, plus conséquents que ceux de la caisse d’épargne. L’odeur de l’argent fait perdre toute notion d’honnêteté aux banques, elles blanchissent l’argent sale (1500-2000 milliards $, en Suisse, aux Pays-Bas, au Danemark) et sont très peu punies. Dernière fraude de 55 Milliards € que les banques n’ont pas remarqué, comme elles n’ont pas vu qu’un trader jouait avec 50 milliards €.

     Les banques via le «Shadow-banking» fuient le peu de régulation pour mieux flirter avec les paradis fiscaux et jouent avec 92.000 M$ et font sauter tous les filets de protection pour grossir le casino financier. Les produits dérivés représentent 1.000.000 M$, et sont des empilements de paris spéculatifs sur un outil d’assurance détourné par des financiers.

     Tout cela dépasse les 6.444 petits milliards (6.728M$ en 2017) d’où on veut tirer le budget nécessaire pour résoudre les problèmes écologiques qui menacent la planète, d’autant qu’il faut retirer tous les ans à cette masse 15-20% liés aux dividendes, plus les économies sous-terrainnes (10-15%) et la corruption qui peuvent aller dans des paradis fiscaux échappant aux impôts avant et après intérêts… (en 2009 cela représentait 120 Milliards € d’impôts pour la France, soit 15% du budget par an).

      En 2017 les 2158 milliardaires accumulent 8.900 milliards de $ soit plus que la masse qui sert à l’économie réelle pour 7,5 milliards d’humains, et certains s’offrent des rêves d’espace dédiés aux plus riches et oublient comme les états ceux qui meurent de famine ou de pauvreté. Il semble qu’on ne demande pas aux riches l’effort écologique qui sauvera leur capital, ce que les gilets jaunes refusent car ils veulent sauver la planète mais pas en sacrifiant l’avenir des générations futures aux dieux de la finance et de l’argent.

     Vous noterez l’équité de la répartition de la croissance, 3-4% l’économie réelle, 18% le capital, et la complicité des gouvernements qui grâce à la dette, accentuent ce siphonnage de valeur en faisant serrer la ceinture à tous les peuples. Ils jouent avec le nationalisme des entreprises qui s’en fichent, car le capital est international et se loge dans des paradis, sans être inquiété, spéculant malgré toutes les réglementations.

     Cette transition écologique, objectif sans moyens, va coûter des vies humaines, car 25-30% de l’économie réelle fuient vers la finance (et ses paradis ou n’investissent dans l’écologie verte comme le « dollar »), et les restrictions budgétaires paieront d’abord les intérêts de la dette sans répondre aux conséquences des dérèglements climatiques, faut-il souhaiter des catastrophes records (incendies, canicules, inondations) pour que les politiques mettent la montagne d’argent de la finance au service du monde, ou attendre une explosion mondialisée des peuples poussés par des politiques populistes et xénophobes qui dressent les hommes les uns contre les autres pour le profit du 1% le plus riche.

    Les hommes d’état des 10 pays les plus riches devraient être jugés pour crime contre l’humanité.

Ressources :

     Le schéma suivant montre que si 1% des plus riches possède 50% du patrimoine, 95% de la richesse est détenue par 1 humain sur 5 (mais les inégalités empirent en 2018).

NFig_3

     Les pays développés en 2 siècles (2-3 milliards d’humains) ont émis tout ce CO2 et continuent, aidés par 2-3 milliards de nouveaux consommateurs (Chine et Inde) à qui nous sous-traitons notre production (et la pollution) et qui veulent vivre comme nous. Or les ressources renouvelables ne suivent plus notre consommation et  nos modes de productions sont nuisibles pour une grande partie de la faune, les poissons sont sur-péchés dans des océans pollués, des forêts primaires sont détruites au profit de bio-carburant ou brûlent, la faune sauvage est chassée de ses territoires. Le résultat de cette sur-activité, le CO2, dérègle le climat causant des catastrophes liées à l’eau avec tornades, inondations, ou sécheresses suivies d’incendies. Ces phénomènes vont prendre plus d’ampleur à cause de l’incrédulité des gouvernants (pour être poli) et de l’apathie des gens happés par la virtualité des réseaux sociaux qui ne sont pas incités à changer ce mode de vie pour prévenir la montée du niveau des océans qui dépassera le mètre après 2100 avec des conséquences coûteuses en humains et en énergie.

F4_2017

     Théoriquement si on fournit notre mode de vie aux 80% d’exclus, il faudra extraire 3-4 fois ce qui a déjà été utilisé, et produire une énorme quantité de CO2, mais la terre permettra-t-elle ce mode de vie convoité par ces milliards d’humains maintenant, et pour les générations futures. Les matières premières non renouvelables, soit disant illimitées (pas le sable) sont moins concentrées (on prospecte le fond océanique), l’extraction devient difficile, moins rentable, et moins écologique, parfois dans des pays lointains mais aussi en France … On brade le prix des matières premières pour faire consommer des gens sous-payés et maintenir une croissance économique qui est rentable pour les actionnaires. En nourrissant leur monstre économique, on détruit notre milieu de vie et l’avenir de nos enfants.

     On épuise la planète (ex.: le pétrole 5,5Km3 en 2015) pour continuer de gonfler un stock de dollars qui représente 220 ans d’économie réelle, pour théoriquement maintenir du travail (voir le chômage) où hommes et entreprises s’agitent les uns contre les autres (illustration d’une guerre de pécheurs où le besoin de travail détruit la ressource). Les politiques aux ordres du 1% le plus riche, proposent de fausses solutions «écolo» et déplacent l’émission du CO2 comme la voiture électrique ou la production d’énergie renouvelable qui ne répondra jamais complètement aux besoins d’énergie qu’on ne veut pas réduire, pour continuer une compétition où un pays sera gagnant au détriment d’autres. Plus de 1 milliard de voitures thermiques roulent dans le monde, donc pour résoudre le problème du CO2 on va nous imposer des véhicules électriques écologiques et comme tous les 10 ans (obsolescence programmée, et mode) on en changera, on peut estimer qu’il faudra construire au minimum 10 milliards de voitures en 50 ans.

Question, est-ce que l’électrique résoudra notre façon de vivre et de surconsommer, est-ce que la planète aura les matières premières nécessaires à ce choix, est-ce qu’elle absorbera les déchets liés à ces productions, est-ce que la pauvreté disparaîtra dans cette course au travail pour la croissance. Dans cette course néolibérale capitaliste, les tensions entre pays s’aggravent pour se procurer ou vendre des ressources et maintenir un difficile équilibre financier, et cela au détriment des populations (insécurité, précarité, et chômage), et peut aller au conflit mondial, et là, adieu à l’écologie

     En fait depuis l’aube de l’humanité, les ressources appartiennent au pays où elles se trouvent, ou à celui qui s’est approprié le lieu, soit on achète ce territoire soit on le conquiert, quitte à expulser ceux qui vivent là, ou les exterminer par génocide. Les ressources exploitées dans certains continents sont à l’origine de l’exode de milliers d’humains car un système de manipulations permet au capital de peser plus lourd que l’humain. Cette non gestion des ressources au plan mondial entraine des tensions et des conflits pour se les procurer, et cela continue avec toujours les mêmes conséquences et continuera hélas, car les générations futures ne sont pas prises en compte, on consomme au présent sans compter (Entre 1892 et 1992, la consommation des minerais est multipliée par 37 et celle des ressources énergétiques par 17, quand la population mondiale ne s’est multipliée « que » par 4).

     Or la globalité du monde transforme celui-ci en une grande copropriété où nous sommes tous dépendants les uns des autres, où les décisions de certains pays influent sur la vie d’autres tant économiquement qu’écologiquement, où les pollutions accidentelles ou dues aux produits déversés pour une agriculture intensive se répandent sur toute la planète, où le travail rendu obligatoire pour vivre excuse toutes les atteintes à la santé des humains et de la planète.

     Qu’on soit croyant ou non, tout ce qui vit sur terre (faune et flore incluse) a un droit d’usufruit sur toutes les ressources, l’eau ou l’air mais aussi les matières premières, l’homme doit gérer cette répartition sur du long terme (ce qu’il ne fait pas) s’il ne veut tuer des pans entiers de la bio-diversité et en priver les générations futures. Je n’ai plus d’insectes sur mon pare-brise, et les oiseaux peinent à se nourrir, et peut-être que les produits phytosanitaires auront notre peau… Toutes les églises défendent le droit à la vie et devraient s’unir pour que les gouvernements optent pour des choix favorables à l’humanité et à la planète (création de Dieu), or il semble que chacune gère sa petite entreprise égoïstement dans une optique d’expansion loin du ‘aimons-nous les uns les autres‘.

     Nous devons migrer vers un juste nécessaire en réduisant notre impact écologique de 5 à 10 fois (pays développés) en changeant notre modèle économique et en consommant moins de matières premières donc moins d’énergie : «mutualiser, fabriquer solide simple et durable, réparer, et recycler et moins extraire» et dans le respect de la planète, seul lieu vivable de l’espace proche.

Les revenus du capital ne servent plus à l’investissement, ils s’accumulent au fil des ans pour peser encore plus sur les revenus du travail, avec un dumping salarial qui finit par pénaliser le consommateur (nous tous), il faut arrêter la course au dividende incontrôlée qui pousse la finance à tous les excès. Tout pays ou tout gouvernement qui voudrait remettre en cause le capitalisme hélas, se fera sanctionner par la finance, le seul espoir est dans un mouvement orchestré des citoyens du monde.

     Tous les mouvements qui se réclament de l’écologie doivent quitter leur chapelle personnelle (ou leur fond de commerce) et se regrouper mondialement pour orchestrer une nouvelle économie au service des humains et de la planète avec peut-être un salaire à vie pour tous qui permettrait de vivre en ne travaillant que pour le juste nécessaire. Ce salaire offre une vraie liberté, ne travailler que dans des productions écologiques, refuser des emplois contraire à notre philosophie. Notre consommation doit changer et peut devenir un vote pour un autre monde, en mettant en avant les entreprises qui changent de modèle économique (via un site mondial et unique) pour nous orienter vers elles. Il faut tuer cette fausse concurrence, en sélectionnant une entreprise ou marque et concentrer notre consommation sur elle, et boycotter ses concurrents pour mettre à mal leur valeur boursière (sur-cotation) et les obliger à choisir une nouvelle économie plutôt qu’une mort boursière. Il faut obliger les gouvernements à transférer l’immense nasse d’argent qui spécule dans la finance pour la mettre, au service de l’humanité et de l’écologie, car ils ignorent les avertissements de milliers de scientifiques et le discours d’une gamine.

     Il est difficile d’imaginer que la planète puisse offrir ce train de vie durant 10 siècles à 60-100 milliards d’humains quand on voit comment l’ont mis 2-3 milliards de privilégiés en 2 siècles.

     Notre impact «écologique» mondial doit être diviser par 4-5, et comme nous sommes addicts à notre mode de vie, les gouvernements doivent imposer un coup de frein à notre train de vie, à nous et aux entreprises, et ce pour plusieurs siècles. Mais ces décisions ne doivent pas exclure d’humains, tout le monde doit vivre sans compétition pour éviter des conflits, il est nécessaire de donner à chacun les moyens de vivre au minimum, et ne travailler que pour un juste nécessaire, et donc le capital devra exiger moins de compétitivité. Il faudra se méfier de solutions scientifiques pour baisser la température de la planète, car celles-ci peuvent avoir le même impact que la chimie au service de l’agriculture, et se retourner contre l’homme et la planète, et surtout des solutions faussement vertes conçues pour ne pas remettre en cause la compétitivité maladive de l’économie, et maintenir cette course sans fin du monde pour le profit d’une toute petite minorité.

     Si vous avez 15 minutes, regardez cette vidéo, je crois que le monde politique ne bougera que contraint et forcé, d’où cette pétition pour les y obliger.

«Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. » proverbe indien Cree.

Vos commentaires seront appréciés, mais « le juste nécessaire », merci.

Accueil.

(Mise à jour le 02/11/2020)